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24 juillet 2017 - 10:59

Une dame de 87 ans, hospitalisée lance un cri du coeur.

« J'ai peur pour l'avenir. Me faudra-t-il aller mourir en Ontario? » - Micheline Galibert

Par Jessica Brisson, Journaliste

Madame Micheline Galibert est hospitalisée en banlieue nord de Montréal, depuis plus d'une semaine. Âgée de 87 ans, la dame s'est rendue à l'hôpital pour une fracture de l'humérus.

N'étant pas autonome pour le moment, la patiente est contrainte de rester aliter jusqu'à sa guérison. Depuis son hospitalisation, Mme. Galibert a rencontré plusieurs problèmes quant aux soins qui lui sont prodigués par les préposés aux bénéficiaires.

Un ratio de 1:30

Madame Galibert, a subi un temps d'attente beaucoup trop long pour des soins d'hygiène de base. Le manque de services et d'assistance pour se rendre à la salle de bain, l'oblige à porter des couches. C'est alors qu'elle a dû attendre près de 2 heures avant d'être changée.

« Nous sommes conscient que ce genre de situation est inacceptable, mais avec les coupures budgétaires, on nous impose un ratio de trente patients pour un préposé », déplore l'infirmière en chef du département.

Manque de personnel, envoi massif à la retraite, coupures budgétaires, le système de santé québécois est-il aussi en bonne santé, que ce que nos têtes dirigeantes tentent de nous faire croire?

Inquiet pour l'avenir

Ce n'est plus un secret, la population est vieillissante. Selon les statistiques, à Montréal seulement, les personnes âgées de 55 ans et plus représentent pas moins de 20% de la population totale. Dans l'ensemble du Québec, selon les données de 2016, sur une population totale de 8 326 089 personnes, 2 700 913 sont âgées de plus de 55 ans.

Les données démontrent que d'ici 2061, (44 ans), le groupe d'âge des 65 ans et plus connaîtra la plus forte croissance démographique en comparaison avec les autres groupes d'âges. La croissance sera encore plus forte en région, où les soins de santé, sont majoritairement, redirigés vers les grands centres. 

« Un jour, c’est vous et moi qui serons couchés sur ces lits d’hôpitaux et la situation ne va pas en s’améliorant.  Peut-on faire confiance en notre système de soins de santé au Québec ? De nos jours, l’individualisme et le capitalisme nous coupent parfois de notre humanisme »,souligne Marie-Joelle Tanguay, petite fille de madame Galibert.

« Cela est inacceptable, j’ai peur pour l’avenir. Me faudra-t- il aller mourir en Ontario ? », se demande tristement madame Galibert.

Une triste histoire pas si unique

L'histoire de madame Galibert n'a malheureusement rien d'unique. Chaque année, plusieurs personnes meurent par faute de soins adéquats dans les hôpitaux. 

« De mon côté, j’ai moi-même vécu une situation où des soins apportés à la mère de mon amie ont été inappropriés. Je suis allée avec celle-ci pour visiter sa mère à l’hôpital qui était rentré pour une pneumonie alors qu’elle se sentait faible. La première erreur est d’avoir laissé tomber la dame au sol. Cela lui a causé une fracture du bassin. Puis, alors qu’elle avait besoin de soins immédiats, lors d’une injection de cortisone, ils lui ont transmis la bactérie C-difficile. Ce fut la deuxième erreur. Mise en quarantaine, elle ne pouvait recevoir les soins d’une physiothérapeute pour sa hanche. La troisième erreur a été de lui donner une trop forte dose de médicament, pour calmer la douleur. À ses funérailles, décédée de faiblesse, mon amie a pris le microphone et devant ses proches, en levant les yeux vers le ciel, elle posa la question : « Maman, de quoi es-tu donc décédée ? » On lui conseilla de porter plainte à l’hôpital. Par chance, car ils ont trouvé cinq dossiers de patients qui recevaient alors des soins inadéquats », poursuit mademoiselle Tanguay.

Des histoires comme celles-ci, tout le monde en connait. Que faut-il faire pour améliorer notre système de santé?  Nous faudra-t-il tous aller mourir en Ontario?

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