En juillet 2007, Robert Brisson était au comble du bonheur. Il venait de trouver la maison idéale pour vivre avec sa femme et ses trois enfants. En peu de temps, l'heureux nid familial situé au 2418, Henriette, à Carignan, s'est transformé en un véritable cauchemar. Cinq ans plus tard, la famille Brisson n'a plus de maison. Elle a dû être rasée en raison de graves problèmes de moisissure. Depuis un an, la famille habite une roulotte de chantier stationnée en bordure du solage de leur ancienne maison en attendant de pouvoir la reconstruire.
Lors des trois visites effectuées avant l'achat, Robert Brisson était loin de se douter que la maison qu'il allait acheter était dans un tel état. Il a même en main un rapport d'inspection effectué par un spécialiste. « Il m'a dit que la toiture était à refaire et qu'il y avait quelques réparations à faire mais jamais il n'a été question de problèmes de moisissure », raconte le Carignanois.
C'est quand il a commencé à faire des travaux qu'il s'est rendu compte de l'état de la situation. « En plus de la moisissure, nous étions aux prises avec une infestation de fourmis charpentières. » Robert Brisson n'a pas hésité à remettre le dossier dans les mains d'un avocat. La famille a rapidement compris la source de leurs récents problèmes d'allergies, d'infection des bronches et de rhumes à répétition.
Les cinq dernières années ont été très exigeantes pour le Carignanois qui s'est débattu sans arrêt pour défendre ses droits en plus de rencontrer divers spécialistes tels que des ingénieurs et architectes. Tellement qu'il a fini par tomber en épuisement. La poursuite contre les anciens propriétaires s'est réglée hors cours pour un montant de 32 000 $, un montant bien insuffisant pour l'ampleur des travaux à réaliser.
Lors de la démolition de la maison, la famille a en plus été obligée de se départir de beaucoup d'objets et accessoires devenus contaminés dont les matelas, plusieurs meubles et les peluches des enfants. Pas facile de racheter tout cela avec un revenu familial qui ne dépend que d'un seul salaire.
Plus que quelques semaines pour rebâtir
Les Brisson n'ont toujours pas trouvé les fonds nécessaires pour rebâtir leur maison. Depuis juillet 2011, les parents et les trois enfants de 12, 8 et 6 ans, vivent dans une roulotte de chantier que le Carignanois a réussi à louer à bon prix et qu'il a installé sur son terrain. Malgré toutes les embûches auxquelles il a fait face, il espère toujours réussir à rebâtir la maison familiale.
Un autre problème pend au nez de la famille. Leur maison a été détruite le 19 septembre 2011 et la Ville de Carignan a donné 366 jours à Robert Brisson pour la reconstruire telle quelle. « Si je dépasse cette date, je devrai respecter les nouvelles normes de construction établies dans ce secteur. Il faudra entre autres une plus grande maison, ce qui veut dire plus de frais. »
Il ne reste donc que quelques semaines avant la fin du délai du droit acquis. Question main-d'œuvre, Robert Brisson indique qu'il est en mesure de faire les travaux et que quelques voisins ont offert leur aide. Le problème, c'est le manque de matériaux. « J'ai amassé plusieurs planches, de la brique, des lavabos et d'autres matériaux mais ce ne sera vraiment pas suffisant. »
Pour commencer à construire, la famille aura besoin de feuilles de gypse, de fenêtres, de revêtement, de bois et de ciment. Robert Brisson lance un appel à l'aide aux gens de la région. « Il y a peut-être des personnes qui ont ces matériaux en surplus et qui ne savent pas quoi en faire. Ils nous seraient très utiles. »
Il invite donc ceux et celles qui auraient des matériaux à offrir à communiquer avec lui par courriel à l'adresse luckylucke69@hotmail.com.