Fonderie Horne: un «équilibre respectueux de l'acceptabilité sociale»

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Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — Les nouvelles concessions accordées à la fonderie Horne de Rouyn-Noranda sur leurs émissions polluantes incarnent un équilibre respectueux de l'acceptabilité sociale, selon le gouvernement caquiste, malgré les mises en garde de la Direction de la santé publique.
Cette usine de la multinationale Glencore, un employeur important en Abitibi, a régulièrement fait les manchettes au cours des dernières années en raison de ses émissions d'arsenic, qui dépassent de loin les normes en vigueur au Québec, et en raison de ses demandes pour reporter les nouvelles exigences.
Cette fois, un amendement à un projet de loi conduit à accorder de nouveaux sursis pour atteindre des cibles de réduction des émissions d'arsenic, mais aussi de plomb, de cadmium et d'autres métaux.
À la période de questions, le député Sol Zanetti, de Québec solidaire, a demandé aux élus caquistes s'il allait falloir faire défiler devant eux les enfants empoisonnés de Rouyn-Noranda pour les faire changer d'avis.
En mêlée de presse, le ministre de l'Économie et de l'Énergie Jean Boulet a indiqué qu'un juste équilibre avait été trouvé en vue de permettre à Glencore de faire les investissements pour se conformer aux normes, et que cet équilibre était respectueux de l'acceptabilité sociale.
Patrice Bergeron, La Presse Canadienne