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L'école n’est pas l’unique responsable de la réussite éducative

durée 12h01
15 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

Les 22es Journées de la persévérance scolaire (JPS) se dérouleront la semaine prochaine dans toutes les écoles du Québec.

Cette initiative du Réseau québécois pour la réussite éducative (RQRE) vise à rappeler l’importance de bâtir une culture de la persévérance, où chaque jeune se sent soutenu et encouragé à poursuivre son parcours scolaire.

La présidente de l’organisme, Ariane Cyr, affirme que toute la communauté a un rôle à jouer. Elle se réjouit du fait que la très vaste majorité de la population partage son opinion.

Un sondage Léger révèle en effet que 85 % des Québécois considèrent que l’école n’est pas l’unique responsable de la réussite éducative des jeunes.

Ils estiment que c’est un engagement collectif impliquant à la fois les familles, le réseau de l’éducation et de la santé, les organismes communautaires, le milieu de la petite enfance et le gouvernement.

«C’est une bonne nouvelle qu’on ne soit pas les seuls à dire que l'école ne peut pas être seule à tout porter pour la réussite éducative des jeunes. C’est intéressant de constater que c’est aussi ce que pense la population du Québec, indique Mme Cyr. On entend souvent dire que ça prend tout un village pour élever un enfant, et c'est exactement ce que les résultats du sondage expriment.»

La présidente du RQRE inclut même dans le mouvement les chauffeurs d’autobus et les employés des commerces de proximité.

«Ça prend même un chauffeur d'autobus qui encourage ses jeunes lorsqu’ils entrent dans l’autobus le matin. Ça prend un épicier qui demande à un jeune: "Comment ça va à l'école? Ne lâche pas, c'est important". La persévérance scolaire, c’est vraiment l’affaire de tout le monde, pas juste de l'école ou des parents», insiste Mme Cyr.

Cette année, les JPS auront lieu sous le thème «La persévérance, ça mène loin».

Le Réseau québécois pour la réussite éducative veut ainsi souligner qu’un diplôme augmente véritablement les chances d’obtenir un emploi. Selon des recherches menées par le Centre d’étude des conditions de vie et des besoins de la population (ÉCOBES), 80 % des gens ayant un diplôme d'études professionnelles ou un diplôme d'études collégiales occupent un emploi, comparativement à 55,9 % des personnes sans diplôme.

Mme Cyr affirme qu’«en plus des conséquences personnelles, il y a des conséquences collectives, donc économiques» au décrochage scolaire.

Le sondage Léger montre que la grande majorité des Québécois reconnaît l’importance de cet enjeu: 82 % jugent prioritaire de se soucier du décrochage scolaire, tandis que 71 % se disent préoccupés par ses conséquences économiques sur l’ensemble de la société.

«La persévérance n’est pas seulement un effort individuel: c’est un mouvement collectif! Le RQRE et les 18 instances régionales de concertation sur le terrain déploient des actions concrètes pour sensibiliser, mobiliser et concerter les ressources des milieux pour une action cohérente en persévérance scolaire et en réussite éducative. Ces efforts doivent être maintenus», soutient Luce Lapierre, directrice générale du RQRE.

«Plus que jamais, chaque geste posé, chaque mot d’encouragement et chaque initiative locale comptent.»

Sébastien Auger, La Presse Canadienne