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Les cours à l'Université Laurentienne suspendus en raison d'une grève

durée 17h10
19 janvier 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

GRAND SUDBURY — Les cours à l'Université Laurentienne de Sudbury, en Ontario, sont suspendus après une grève déclenchée lundi par le personnel enseignant, les bibliothécaires et les conseillers, qui réclament de meilleures conditions de travail.

L'Association du personnel professoral de l’Université Laurentienne (APPUL) indique que les négociations menées en médiation ont abouti à une impasse dimanche et que ses membres ont débrayé lundi matin.

L'université précise que durant la grève, tous les cours, laboratoires, séminaires et autres activités dirigés par les professeurs et les chargés de cours sont temporairement suspendus.

Ce mouvement de grève survient alors que l'université du nord de l'Ontario a dû faire face à de nombreuses difficultés financières ces dernières années, notamment une demande de protection contre ses créanciers au début de 2021, entraînant une restructuration financière majeure jusqu'à la fin de 2022.

Dans un communiqué, l'Université Laurentienne affirme avoir présenté une offre «juste, raisonnable et viable» et demeure ouverte aux négociations.

Le président de l'association des professeurs, Fabrice Colin, souligne que les employés ont consenti d'«énormes sacrifices» pour assurer la pérennité de l'université et que les membres n'avaient d'autre choix que de faire grève pour obtenir de meilleures conditions de travail.

M. Colin ajoute que maintenant que l'université est financièrement stable, «il est temps que le Conseil des gouverneurs fasse sa part».

«Tout au long du processus d'insolvabilité, nous avons fait notre part pour sauver cette institution. Nos membres ont subi des pertes d'emploi, le démantèlement de notre régime de retraite, des reculs salariaux et une augmentation spectaculaire de leur charge de travail, a raconté M. Colin dans un communiqué. Nous demandons maintenant des conditions de travail justes — pas des privilèges.»

L'université a réagi dans un communiqué expliquant qu'elle est consciente que la communauté a traversé des «années extrêmement difficiles» et qu'elle s'engage à négocier de bonne foi. Elle a ajouté que les augmentations salariales proposées sont «supérieures aux normes du secteur».

«Notre principale responsabilité est d'assurer la solidité de l'Université Laurentienne pour l'avenir», a affirmé l'établissement.

La Presse Canadienne