Plus de 30 % des salariés de la Nouvelle-Écosse occupent des emplois précaires

Temps de lecture :
2 minutes
Par La Presse Canadienne, 2026
HALIFAX — Un nouveau rapport indique que plus de 30 % des salariés de Nouvelle-Écosse occupent des emplois précaires.
Le Centre canadien de politiques alternatives a affirmé que ces travailleurs sont confrontés à l'insécurité de l'emploi, à de faibles salaires et à l'absence d'avantages sociaux, tels que les régimes de retraite et les congés de maladie.
La plupart sont des jeunes âgés de 20 à 24 ans, travaillant à temps partiel dans de petits boulots ou occupant des postes temporaires.
Selon Daniel Cerdas-Sandí, coauteur de l'étude, trop de travailleurs en Nouvelle-Écosse travaillent dur sans bénéficier de la stabilité dont ils ont besoin pour joindre les deux bouts.
L'étude a également révélé que les travailleurs syndiqués sont nettement moins susceptibles d'occuper un emploi précaire, en plus de bénéficier d'un meilleur accès à des emplois permanents et à des avantages sociaux.
Ces conclusions s'appuient sur les chiffres de l'Enquête sur la population active de 2024 menée par Statistique Canada et sur une enquête en ligne menée auprès de 551 travailleurs entre le 30 juin et le 4 juillet 2025.
Le rapport a démontré que le travail précaire reste concentré dans les services de restauration et le commerce de détail, et qu'il existe un fossé profond entre les emplois du secteur public et ceux du secteur privé, reflétant les différences en matière de couverture syndicale et de protection de l'emploi.
«La faiblesse des normes du travail et leur application limitée laissent trop de travailleurs sans protection», a déclaré mercredi la coauteure Rebecca Casey, professeure de sociologie à l’Université Acadia, dans un communiqué publié.
«Lorsque les travailleurs ont peur de s’exprimer ou risquent de perdre des heures de travail, le système ne fonctionne pas.»
La Presse Canadienne