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PSPP essuie des critiques pour ses propos sur les coupes de fonctionnaires fédéraux

durée 12h37
21 mars 2026
La Presse Canadienne, 2026
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

MONTREAL — Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon s'est fait vivement critiquer par les autres partis, autant fédéraliste que souverainiste, après ses propos sur de possibles coupes de fonctionnaires fédéraux dans un Québec indépendant.

Le dirigeant du Parti québécois a participé vendredi midi à l'émission «La parole aux mordus de politique» de Radio-Canada, où il a répondu pendant une heure aux questions des téléspectateurs.

En répondant à une question concernant la place des fonctionnaires fédéraux qui vivent à Gatineau dans un Québec indépendant, M. St-Pierre Plamondon a indiqué qu'il voulait «être très très clair» sur le fait qu'il y aura des coupes dans les fonctionnaires fédéraux.

Il a toutefois promis des «mesures de transition» pour ceux qui apprendront que leur emploi «ne peut pas être continué dans un Québec indépendant».

Cette annonce n'a pas tardé à faire réagir les autres partis, notamment le porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti.

Selon lui, la perte d'emploi de fonctionnaires fédéraux en cas de vote pour le Oui est «terrible comme choix politique et c’est terriblement mauvais pour l’appui à l’indépendance».

«C’est en rupture totale avec les consensus historiques du mouvement indépendantiste», a-t-il écrit samedi dans une publication Facebook.

En 1995, le premier ministre péquiste Jacques Parizeau avait promis d'intégrer tous les fonctionnaires fédéraux domiciliés au Québec à la fonction publique du futur État.

M. Zanetti a évoqué cette position dans son message, assurant qu'un gouvernement solidaire «protégera l’emploi de tous les fonctionnaires fédéraux, qu’ils soient à Gatineau ou ailleurs» après l'indépendance.

Le chef parlementaire du Parti libéral du Québec, André Fortin, a aussi avancé dans une vidéo partagée sur Facebook que cette position diffère de celle prise par d'anciens dirigeants péquistes.

«Par le passé, les chefs du PQ ont toujours proposé leur référendum en assurant que l’expertise des Québécois au service de la fonction publique fédérale serait valorisée et que leurs emplois seraient protégés. Ce n’est plus le cas», a-t-il écrit en légende de la vidéo.

M. Fortin, qui est également député de Pontiac, en Outaouais, estime que la position de M. St-Pierre Plamondon représente un «immense nuage économique sur l’économie de l’Outaouais».

De son côté, Sol Zanetti a reconnu que l'indépendance permettrait de faire des économies en ne payant plus les fonctionnaires fédéraux hors Québec.

Le solidaire a toutefois rappelé que la province devrait créer des ministères qui n'existent pas.

«Les personnes qui travaillent actuellement pour la fonction publique fédérale et qui résident au Québec, nous en aurons besoin. Nous aurons besoin de leur expérience dans la nouvelle fonction publique québécoise», a-t-il précisé.

La Presse Canadienne a également écrit au cabinet du ministre responsable des Relations canadiennes, Simon Jolin-Barrette, pour obtenir ses commentaires.

— Avec des informations de Caroline Plante

La Presse Canadienne