Trois étudiants québécois qui étaient en stage ont été rapatriés du golfe Persique

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Trois étudiants qui effectuaient des stages sur des navires du Groupe Desgagnés qui sont actuellement coincés dans le golfe Persique en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz ont été rapatriés au Québec.
Les stagiaires se trouvaient à bord des navires Rosaire A. Desgagnés et Miena Desgagnés, qui sont immobilisés dans le golfe Persique depuis le déclenchement de la guerre en Iran, le 28 février.
La décision de les rapatrier au Québec a été prise «en raison de l'incertitude persistante quant aux délais envisagés pour la mise en mise de place de mesures de sécurité permettant aux deux navires de quitter le golfe Persique via le détroit d'Ormuz».
Les trois stagiaires, qui étudient à l'Institut maritime du Québec, ont d'abord pris un vol en partance de l'Arabie saoudite pour se rendre en Europe, d'où ils ont pu poursuivre leur voyage vers le Canada.
«Desgagnés se réjouit du dénouement de cette situation et souhaite un bon retour à la maison aux stagiaires, en les remerciant pour leur résilience pendant cette période tumultueuse», a écrit l'entreprise dans un communiqué publié vendredi matin.
Aucun détail concernant l'identité des stagiaires n'a été dévoilé. Ceux-ci et leurs familles souhaitent conserver l'anonymat «afin de préserver leur tranquillité».
Le Miena Desgagnés et le Rosaire A. Desgagnés transportaient des marchandises diverses vers des ports en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Ils se trouvaient dans la région avant le début du conflit.
Ces navires desservent habituellement les communautés de l'Arctique pendant la saison de navigation estivale, mais sont envoyés dans d'autres régions du monde en hiver, avait fait savoir Desgagnés plus tôt cette semaine.
L'entreprise avait indiqué à La Presse Canadienne qu'il n'y avait aucun Canadien parmi les 30 membres d'équipage des navires, qui battent pavillon de la Barbade, car leurs équipages sont tous composés de ressortissants étrangers.
La guerre en Iran, déclenchée le 28 février lors de frappes menées par Israël et les États-Unis, a interrompu la libre circulation des navires dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial.
L'Iran insiste sur le fait que la voie maritime est ouverte, mais pas aux États-Unis ni à leurs alliés. Si certains navires l'ont empruntée, ce n'est qu'au compte-gouttes. Plus de 20 navires ont été attaqués depuis le début de la guerre.
Jeudi, le Canada et certains de ses alliés ont publié une déclaration commune exprimant leur volonté de contribuer aux efforts visant à rouvrir le détroit d'Ormuz.
La Presse Canadienne