Une femme dit au procès Stronach s'être isolée socialement après l'incident en 1986

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Par La Presse Canadienne, 2026
TORONTO — Une femme a raconté au procès pour agression sexuelle de Frank Stronach qu'elle s'est isolée socialement et a perdu toute joie de vivre à la suite d'un incident survenu en 1986.
Cette femme est la sixième des sept plaignantes qui devraient témoigner au procès du milliardaire à Toronto.
En larmes à la barre, mercredi matin, elle a déclaré que l'incident l'avait traumatisée et plongée dans la dépression, l'empêchant désormais de se confier aux autres.
Stronach, fondateur du conglomérat de pièces automobiles Magna International, a plaidé non coupable à 12 chefs d'accusation liés à des incidents présumés survenus entre les années 1970 et 1990.
La poursuite soutient qu'il savait que les plaignantes n'avaient pas consenti aux relations sexuelles ou qu'il a délibérément ignoré ce fait.
Mardi, l'avocate de Stronach a interrogé la cinquième plaignante, une femme septuagénaire, sur plusieurs détails de son témoignage qu'elle n'avait pas révélés auparavant à la police ni au procureur.
Leora Shemesh a insinué que la femme avait une «tendance à mentir» et qu'elle inventerait «une autre version des faits» si elle témoignait suffisamment longtemps.
La femme a assuré qu'elle disait la vérité et qu'elle relatait les détails tels qu'elle s'en souvenait.
Aucune des plaignantes ne peut être identifiée en vertu d'une ordonnance de non-publication.
Paola Loriggio, La Presse Canadienne