Bien que rares, ils sont à surveiller
Quels sont les signes de thrombose ?
Au surlendemain de l’annonce du premier décès lié au vaccin AstraZeneca, plusieurs inquiétudes sont soulevées quant aux risques de thromboses liés à celui-ci. Malgré tout, la santé publique persiste: les avantages du vaccin dépassent largement les risques.
Bien que les risques de développer une thrombose avec thrombocytopénie (VIPIT) sont inférieurs aux risques que présentent les complications des suites de la COVID-19, notamment chez les personnes de 45 ans et plus, il importe de rappeler les signes à surveiller. Rappelons qu’une VIPIT correspond à une baisse des plaquettes sanguines et à la formation de caillots sanguins 4-20 jours après la vaccination avec le produit d’AstraZeneca ou le Covishield.
Rappelons également que les cas de thrombose sont considérés comme une complication possible du vaccin AstraZeneca, mais qu'ils demeurent très rares, soit environ 1 à 9 cas sur 100 000 vaccins administrés.
Le ministère de la Santé et des Services sociaux invite, selon le degré de l’urgence, les personnes ayant reçu ce vaccin à consulter à l’urgence pour avoir accès rapidement à des soins particulièrement si, dans les 4 à 20 jours suivants la vaccination, les symptômes suivants se manifestent :
- un essoufflement, de la douleur à la poitrine
- une enflure et douleur des jambes
- une douleur au ventre;
- un mal de tête important ou qui dure depuis quelques jours,
- une vision floue
- des bleus sur la peau
- convulsions
« Il faut rappeler que sur les centaines de milliers de doses de vaccins AstraZeneca administrées dans le cadre de cette campagne massive de vaccination, il est probable que des cas de thrombose surviennent, bien que les risques soient infimes, par rapport aux risques de complications des suites de la COVID-19. J'invite les gens à ne pas hésiter à se faire vacciner, et ce, quel que soit le vaccin. Ces derniers sont tous efficaces », a d’ailleurs laissé savoir le Dr Horacio Arruda, ce mardi, tout juste après avoir offert ses sympathies à la famille de la victime.
Une première victime d’AstraZeneca au Québec
En conférence de presse ce mardi, Québec a confirmé le décès de Francine Boyer, cette femme de 54 ans originaire de Saint-Rémi, en Montérégie. Mme Boyer a perdu la vie à la suite d’une VIPIT qui est survenue après l'administration du vaccin d'AstraZeneca.
Le 9 avril dernier, Francine Boyer et son mari, Alain Serre, ont reçu une première dose de vaccin contre la COVID-19. Au cours des jours qui ont suivi, Mme Boyer a ressenti une grande fatigue accompagnée de maux de tête. Elle s’est alors rendue à l’hôpital le plus près, puis, comme sa condition se dégradait, elle a été transférée à l’Institut-hôpital neurologique. Francine est décédée des suites d’une thrombose cérébrale.
« Je suis triste de savoir qu'une femme de 54 ans, en pleine forme, est décédée parce qu'elle a été vaccinée. C'est dur à prendre, en même temps, on le savait, puis on avait une expérience ailleurs dans le monde où on disait: il y a un risque une fois sur 100 000 », avait alors confié le premier ministre François Legault lors du point de presse.
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