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Profession : Luthier

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8 août 2011
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Par Isabelle Laramée

Se spécialisant dans l'entretien et la vente de guitare acoustique, Maurice Poirier est un passionné de son métier. Ayant pignon sur rue à Marieville, son atelier contient de véritables trésors pour les musiciens de la région. L'Atelier de lutherie Mauzard Maurice Poirier, c'est l'œuvre d'un véritable artisan.

Ouvert depuis maintenant 13 ans, l'atelier de lutherie de M. Poirier accueille une clientèle des plus diverse. De Monsieur et Madame Tout-le-monde aux musiciens chevronnés, ces gens se côtoient pour la même raison : l'amour de la guitare acoustique.

Sylvain Cossette, Alain Leblanc (guitariste et chef d'orchestre de Jean-Pierre Ferland), Henry Breton (Bluesman) et plusieurs groupes de la région, tels que Beatles Story ou Kalamazoo ont profité des conseils aguerris et du service d'expert de Maurice Poirier. Que ce soit pour trouver une guitare très rarissime, tel que la Gibson J200 des années 1950, ou bien pour un simple entretien et des ajustements, la clientèle de M. Poirier peut profiter de sa garantie personnelle.

Suite à une bataille de cinq ans avec la CSST due à des blessures professionnelles, M. Poirier décide de réorienter sa carrière. « Je travaillais dans une usine où nous n'étions que de simples numéros », explique-t-il.

S'inspirant de sa passion pour la musique et l'ébénisterie, M. Poirier s'inscrivit au Collège Édouard-Montpetit en lutherie. Réalisant six guitares acoustiques, l'étudiant de 40 ans décida d'en faire son métier. 13 ans plus tard, il est toujours aussi passionné.

Temps difficiles

Maurice Poirier dénote toutefois une diminution de 50 % de ses revenus depuis le début de la récession. « Avant, j'étais sur le point d'engager des employés, raconte-t-il. Depuis la récession, c'est très difficile. Je ne suis même pas certain de pouvoir rester ouvert. » M. Poirier n'est pas le seul dans la situation, plusieurs magasins de musique ont été contraints de fermer leurs portes durant les dernières années.

Selon lui, le phénomène s'expliquerait par le fait que les salles de concert accueillent de moins en  moins d'artistes, faute de spectateurs. Les musiciens ne changent donc plus leurs instruments et ils attendent plus longtemps avant de les réparer. « C'est une roue qui tourne », lance-t-il.

Les bas prix des magasins à grande surface sont aussi en cause. Selon lui, ces magasins vendent des instruments de très piètre qualité à un très bas prix. « Ignorant ce phénomène, les musiciens amateurs se font duper par les bas prix, » confit-il.

Bien que M. Poirier fasse ce métier par amour et non par souci monétaire, il n'en reste pas moins que l'industrie et sa boutique souffre du statisme économique dans lequel nous nous trouvons présentement. Fort de son expérience, le luthier espère pouvoir se sortir du marasme en comptant sur l'appui des clients de la région.

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