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André Forcier, le grand Longueuillois du 7e art

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26 août 2011
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Par Nathalie Paquin

Lors de l'ouverture du Festival des films du monde (FFM), qui a eu lieu le jeudi 18 août, les regards étaieent rivés sur le grand écran qui dévoilera la première du 12e long métrage d'André Forcier, Coteau Rouge. En primeur, le Chambly Express.ca s'est entretenu avec ce grand artisan longueuillois du 7e art. 

La 35e édition du FFM a ainsi réservé une place de choix pour le récent film du cinéaste André Forcier. Une première ouverture, une troisième participation, dont deux prix gagnés à cet événement pour l'artisan de métier, qui bourlingue dans ce domaine depuis l'âge de 19 ans. « Si j'ai le trac? C'est toujours stressant. C'est comme un acteur qui est à la veille de sauter sur les planches et briser une pièce pour la première fois; tu ne te sens pas extrêmement en sécurité. »

Pour cette nouvelle création, il s'était posé la question: « Pourquoi ne pas faire un film chez nous? Il y a de belles maisons du patrimoine ouvrier qui sont démolies, on les rase pour construire des condos. Autour de ça, j'ai articulé une saga familiale. »

Coteau Rouge en péril

Campée ainsi dans l'ancien quartier Coteau Rouge, à Longueuil, où réside M. Forcier, ce film met en scène une talentueuse distribution québécoise, choisie par le cinéaste lui-même, dont Céline Bonnier, Roy Dupuis, Paolo Noël, Gaston Lepage, Louise Laparé et Mario Saint-Amand. Personnages gravitant autour d'un fait de société très actuel qui inquiète d'ailleurs grandement le cinéaste.

« Ce film-là est assez critique de ce qu'on appelle la gentrification. Si vous vous promenez dans Coteau Rouge, il y a de belles petites maisons pleines de poésie qui ont été bâties par les ouvriers. Elles ont souvent de grands terrains ombragés. Ces terrains sont démolis. Il va se passer ici, ce qui s'est passé sur Le Plateau, à Montréal. C'est très pernicieux ce changement-là, mais ça va arriver. »

André Forcier dit vouloir sonner l'alarme sur cette problématique, mais qu'il est avant tout un conteur d'histoires: « Oui, il y a du contenu dans le film, il y a des préoccupations sociales. Mais j'ai voulu faire un film qui plaise à un assez grand public. Et qu'il y ait du rythme aussi. »   Un long métrage « tour de force », qu'il a réussi à boucler en 21 jours et avec un mince budget de 1,4M$.

Depuis son passage au FFM, Coteau Rouge est présenté en salle.

 

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