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22 septembre 2018 - 09:00

Élections provinciales 2018

Quelles promesses pour les travailleurs de la Montérégie?

Le Conseil central de la Montérégie – CSN (CCM – CSN) interpelle les candidats des différents partis en lice pour devenir les porte-paroles politiques de la région afin de connaître ce qu’ils comptent faire pour aider les travailleuses et travailleurs.

La crise économique a laissé des traces dans les conditions de travail de ceux-ci et il est temps que l’on pense un peu plus à eux.

« C’est malheureux de constater qu’encore aujourd’hui, en 2018, il y a des secteurs d’emploi où les conditions de travail des salarié-es sont inacceptables. C’est notamment le cas des travailleuses des centres d’hébergement privés, des chauffeurs d’autobus scolaire, des préposés aux soins dans les hôpitaux... », lance Nancy Laplante, vice-présidente du CCM – CSN. « Autant d’exemples de situations qui doivent changer. C’est pourquoi nous voulons connaître les solutions concrètes que proposent nos futurs élus. »

« Les conditions de travail des éducatrices en CPE sont incroyables. Les coupures de l'ordre de 120M$ imposées par le gouvernement dans le dernier mandat ont laissé des traces indélébiles. Les directions ont dû couper là où elles le pouvaient. Dans les coupures effectuées, on parle de postes abolis, d’effectifs réduits. Il y a diminution des heures pédagogiques. Il faut comprendre que ces dernières sont cruciales pour assurer un travail de qualité auprès des enfants. Ces heures font en sorte que les enfants issus d'un CPE ou d'un milieu de garde subventionné sont mieux outillés pour l'école que ceux provenant de garderies commerciales », lance Julie Vaillancourt, 2e vice-présidente et responsable aux griefs pour le Syndicat des travailleuses et des travailleurs en petite enfance de la Montérégie – CSN (STTPEM – CSN).

« La réalité est que la dévalorisation de la profession entraîne une baisse de main d'œuvre. Ainsi, on remarque qu'il y a une baisse d'inscriptions aux programmes d'éducation en petite enfance », explique Julie Gervais, responsable en santé et sécurité au travail et agente de griefs pour le STTPEM – CSN. « Pour vous donner l'exemple, dans un CPE de la région, c'est une travailleuse sur quatre qui est en arrêt maladie en raison de la pénibilité du travail. De plus, les éducatrices malades sont parfois forcées de travailler quand même et ne peuvent prendre leurs congés tellement la pénurie est importante. »

« Dans les autres coupures faites par les directions, on peut également nommer la baisse d'heures accordées aux responsables à l'alimentation. Puisque ces dernières ont moins de temps et de budget pour la préparation des repas », poursuit Mme Vaillancourt. « Nous, représentantes des 1600 éducatrices affiliées à la CSN, au nom des travailleuses des treize CPE de la région, avons deux questions à poser aux candidats. Que comptez-vous faire pour redorer la profession d'éducatrice ? Quels moyens utiliserez-vous pour que l'institution unique qu'est le CPE continue d'offrir un service de qualité à la population ? », demande Julie Gervais.

« Dans la santé, la réforme Barrette a laissé des séquelles », continue Nancy Laplante. « Le personnel est à bout de souffle. Cet été, on ne comptait pas les heures supplémentaires obligatoires, car le personnel n’y arrive plus. Le réseau ne tiendra pas longtemps à ce rythme. On nous dit que les partis politiques ont des projets pour la santé. Ce qui nous intéresse, nous, c’est de savoir ce qu’ils vont faire pour les travailleuses et les travailleurs qui sont épuisés. »

Dans nos écoles, la situation n’est pas plus joyeuse. Quelques jours après la rentrée, on voit déjà qu’il manque de ressources dans les services de garde. Dans les commissions scolaires, on a coupé les budgets et donc, les services spécialisés aux enfants qui en ont besoin. Les cégeps se vident aux profits des grands centres urbains, et le personnel de soutien se trouve de plus en plus en statut précaire. Là aussi, que vont faire nos candidats pour aider ces travailleuses et travailleurs ?

De plus en plus d’usines, gros moteurs de la région, sont sur le qui-vive à la suite des « aménagements » économiques exigés par le président américain, Donald Trump, qui visent à protéger les intérêts américains. Cela va des droits de douane sur l’acier, l’aluminium et toute une série d’autres matières dont la liste varie aux grés de l’humeur du président. Et tout récemment, la renégociation de l’ALENA et de la gestion de l’offre, qui fait peur à nos producteurs et aux usines qui en dépendent. Les partis ont unanimement prétendu qu’ils défendaient la gestion de l’offre. Mais que vont faire les candidats pour protéger les emplois dans notre région ?

Et les médias ? En Montérégie, il reste de moins de moins de journaux régionaux. Le nombre de lecteurs diminue. Alors qu’on parle de plus de plus de « fake news », ces informations qui circulent malgré qu’elles soient fausses, il est normal que l’on questionne les futurs élus sur ce qu’ils comptent faire pour assurer un travail journalistique et une information de qualité ? »

Pour Annette Herbeuval, présidente du CCM – CSN, il est important que les futurs élus prennent conscience du travail qui les attend. « Dans la région, ce sont des milliers de travailleuses et de travailleurs qui triment dans des conditions difficiles pour arriver à joindre les deux bouts. Ils sont des dizaines de milliers dans l’ensemble de la Montérégie. C’est pourquoi nous voulons questionner les futurs élus et leurs partis afin de savoir ce qu’ils comptent faire pour les aider. »

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