Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Jean-François Roberge se prononce contre le projet de loi 106 sur les hydrocarbures et la fracturation

Jean-François Roberge se prononce contre le projet de loi 106 sur les hydrocarbures et la fracturation
Photo: Courtoisie
durée

Le député de Chambly Jean-François Roberge s’est fortement opposé, vendredi 9 décembre, à l’adoption sous bâillon du projet de loi 106 portant sur les hydrocarbures par le gouvernement libéral. En plus de voter contre, celui-ci a pris la parole à l’Assemblée nationale pour dénoncer un projet de loi qu’il qualifie d’« insidieux».
 
Un projet de loi qui ne répond pas aux préoccupations environnementales des citoyens
Le député s’est dit particulièrement interpellé par le projet de loi, puisque plusieurs permis d’exploration et d’exploitation déjà délivrés en 2010 se situent sur le territoire de la Ville de Chambly et dans la Vallée-du-Richelieu. «C’est un enjeu très sensible dans notre région, puisque plusieurs permis déjà délivrés se situent sur notre territoire. Or, il était évident à la lecture du projet de loi qu’il m’était impossible de voter pour son adoption».
 
Jean-François Roberge se dit préoccupé par le fait le projet de loi 106 semble mettre la table à la reprise de l’exploration et à l’exploitation des gaz de schiste à la grandeur du Québec et ce, malgré l’absence de consensus social à ce sujet. «La question du gaz de schiste soulève plusieurs inquiétudes environnementales, questions auxquelles le projet de loi 106 ne répond tout simplement pas, déplore le député. On nous dit que les vraies mesures d’encadrement viendraient dans d’éventuels règlements. Il faudrait donner carte blanche au gouvernement et  espérer ensuite qu’il protège  nos nappes phréatiques et nos cours d’eau. C’est impensable!». 
 
M. Roberge se dit également inquiet par l’étendue des pouvoirs accordés aux entreprises pétrolières par le projet de loi. En vertu du projet de loi tel que présenté par le gouvernement, les entreprises pétrolières et gazières pourraient notamment bénéficier d’un droit d’expropriation pour exploiter un gisement sur le terrain d’un propriétaire qui refuserait un tel projet. «Ce projet de loi ouvre la porte à l’expropriation des gens pour l’exploitation pétrolière […]. Il faut arrêter ça, il n’est pas question que des Québécois  se fassent exproprier de leurs terres au nom de l’exploitation des hydrocarbures», s’est exclamé le député Roberge au Salon Bleu.
 
Finalement, le député de Chambly regrette qu’avec ce projet de loi, le gouvernement ajoute de la bureaucratie inutile avec une nouvelle structure lourde, et qu’il hausse les tarifs d’Hydro-Québec. La CAQ avait d’ailleurs demandé au ministre de scinder en deux le projet de loi, afin de faire adopter rapidement la portion portant sur la transition énergétique, plus consensuelle, et permettre une étude plus détaillée de la portion portant sur les hydrocarbures, demande rejetée par le gouvernement.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Québec investit 1 milliard $ pour le maintien d'infrastructures municipales d'eau
Publié à 9h00

Québec investit 1 milliard $ pour le maintien d'infrastructures municipales d'eau

Le gouvernement Fréchette annonce qu'il investira un milliard $ sur dix ans pour aider les municipalités dans la réfection et la modernisation de leurs infrastructures en eau. Le ministre des Finances, Eric Girard, et le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, en ont fait l'annonce mardi, à l'occasion des États généraux sur le coût ...

Mark Carney rencontrera Volodymyr Zelensky en marge du Sommet du G7 en France
Publié hier à 9h00

Mark Carney rencontrera Volodymyr Zelensky en marge du Sommet du G7 en France

Le premier ministre Mark Carney rencontrera ce mardi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en marge du Sommet du G7 en France, à l'issue d'une séance de travail consacrée à la consolidation de la paix en Ukraine. La rencontre avec M. Zelensky est l'une des cinq réunions bilatérales qui se trouvent sur l'horaire de M. Carney pour la ...

Le nouvel ordre mondial ne pourra pas être défini par un seul pays, dit Carney
Publié le 14 juin 2026

Le nouvel ordre mondial ne pourra pas être défini par un seul pays, dit Carney

Le premier ministre canadien Mark Carney a affirmé dimanche que les États-Unis joueraient un rôle dans un nouvel ordre mondial où aucune institution ni aucun pays ne détiendrait à lui seul toutes les réponses. En conférence de presse en Irlande, il a ajouté que certains pays seraient sur la même longueur d'onde sur des questions, comme les ...