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22 septembre 2020 - 15:30 | Mis à jour : 15:47

Québec augmente l’alerte pour Laval, l’Outaouais et le Centre-du-Québec

COVID-19 : deux autres régions passent au niveau orange et une au jaune

Jean-Francois Desbiens

Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Deux autres régions, soient Laval et l’Outaouais passent au niveau d’alerte orange tandis que le Centre-du-Québec passe au jaune a annoncé ce mardi le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Accompagné du directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, M. Dubé a expliqué que cela tient compte de l’augmentation du nombre de cas dans ces régions.

Les plus récentes données sur l'évolution de la COVID-19 fournies par le gouvernement font état de 489 nouveaux cas dans toute la province, pour un nombre total de personnes infectées de 68 617.

Aucun décès n'est survenu dans les 24 dernières heures, mais 1 décès survenu entre le 15 et le 20 septembre s'ajoute, pour un total de 5 805 décès.

Le nombre d'hospitalisations a augmenté de 20 par rapport à la veille, avec un cumul de 168. Parmi celles-ci, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs a diminué de 2, à 28.

Les prélèvements réalisés le 20 septembre s'élèvent à 25 025 pour un total de 2 115 208.

Deuxième vague différente

Le ministre Dubé a longuement expliqué que cette deuxième vague est différente de la première et que le gouvernement doit expliquer ce qui se passe dans chaque région.

Alors qu’auparavant, l’impact avait d’abord été ressenti dans les CHSLD, c’est maintenant de la contagion communautaire et les gens contaminés par la maladie sont plus jeunes.

« Cette transmission communautaire nous fait très mal, a souligné M. Dubé. Ce qui nous inquiète, c’est ça. Même si en ce moment, ça ne veut pas dire actuellement un grand nombre de décès et/ou d’hospitalisations, ça nous fait mal. Elle impacte du personnel de la santé, directement ou indirectement. Et même si ce sont des plus jeunes qui sont contaminés, ça va finir par se rendre aux personnes plus vulnérables. Notre système de santé est vraiment mis à mal. »

Intervenir dans les résidences

La santé publique a par ailleurs demandé des pouvoirs supplémentaires aux policiers pour leur permettre d’intervenir sans mandat dans des résidences privées, a révélé de son côté le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda.

Il y a des discussions en cours actuellement à ce sujet entre le ministère de la Santé et celui de la Justice, a précisé M. Arrida.

« On veut habituellement convaincre plutôt que contraindre, mais quand un comportement menace la santé d’autres personnes, on a besoin d’une règle claire qui permet aux policiers d’intervenir sur la base d’une recommandation de la santé publique. C’est en processus. Les gens ne peuvent pas dire qu’ils ne sont pas au courant. Et on ne veut pas que les quelques récalcitrants donnent l’impression que ceux qui se soumettent abandonnent. C’est dans un contexte d’urgence sanitaire. On parle de vie ou de mort pour certains. Quand c’est associé à des comportements fautifs, il faut se donner les moyens de sévir. »

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