Dépôt du projet de loi
Québec promet une place en service de garde pour tous les enfants d'ici 2025
Le premier ministre du Québec François Legault, accompagné du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe a annoncé aujourd'hui que d’ici le 31 mars 2025, les 37 000 places manquantes dans les services de garde éducatifs seraient crées.
Il rappelle que son gouvernement a ramené le tarif, à un tarif unique à 8,50 $ et sans taxes, comme il l’avait promis en campagne électorale. En 3 ans, ce sont 7 200 places qui ont été créées et à l’heure actuelle 10 000 seraient sur le point d’arriver. Ce matin, M. Lacombe a déposé un projet de loi qui permettra d’accélérer le processus en cours.
Un plan en six axes
Le ministre de la Famille explique que le plan comprend un lancement d’appel de projet qui serait le plus ambitieux depuis 1998. Si le projet de loi est adopté, la bureaucratie qui comporte neuf étapes sera allégée et contiendra beaucoup moins de paperasses.
En ce moment, il existe un grand écart de coût entre un parent qui a accès à un CPE comparativement à un parent qui envoie son enfant dans une garderie non subventionnée. Pour rendre plus équitables les choses, le ministre des Finances annoncera une bonification du crédit d’impôt.
Le système de la Place 0-5 ne permet pas aux parents de savoir à quel rang se situe leur enfant sur la liste d’attente et d’avoir le délai d’attente. Pour cela, le gouvernement reprendra lui-même les choses en main, pour une meilleure transparence qui enlèvera un stress aux parents.
Pour augmenter le nombre de places, les subventions des services de garde en milieu familial seront à nouveau augmentées. Notons qu’ils avaient déjà reçu 30 % de plus. Les services de garde non reconnus seront également rattachés au réseau pour s’assurer de faire respecter les normes de qualité et de sécurité.
À l’heure actuelle, on compte un manque de 2 200 éducatrices et l’on prévoit qu’en 2025, ce chiffre grimpera à 14 000. Pour pallier à cette problématique, un programme au cégep en alternance travail-étude sera mis en place. Une semaine sur deux, les étudiants seront en classe, et puis en formation dans les services de garde. Québec mise sur le rattrapage salarial et sur des meilleures conditions de travail pour attirer et retenir les éducatrices. Il y a une semaine, il avait été annoncé une augmentation de salaire de 12 % à 17 % et les négociations se poursuivent.
Enfin, le ministre de la Famille veut revenir à la source même au départ de l’implantation de ce réseau en priorisant les enfants provenant de milieux défavorisés.
Un réseau à peaufiner
Le gouvernement explique que le système n’est pas encore parfait et que la pandémie aurait beaucoup ralenti et augmenté le manque de place avec les fermetures de nombreuse garderie en milieu familial.
Cela fait 25 ans que le système des services de garde a été créé au Québec. M. Legault indique que les Québécoises ont le plus haut taux d’emploi en Amérique du Nord et se situe au deuxième rang dans tous les pays de l’OCDE et que le réseau y serait pour beaucoup.
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