Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Selon une équipe internationale

Un nouveau mécanisme d'hypertension a été identifié

Un nouveau mécanisme d'hypertension a été identifié
Photo: La Presse Canadienne
durée

Une région spécifique du cerveau pourrait être responsable de certains cas d'hypertension difficiles à traiter, conclut une équipe internationale, qui estime que cela pourrait ouvrir de nouvelles avenues thérapeutiques.

L'étude menée par des chercheurs de l'Université de São Paulo au Brésil et de l'Université d'Auckland en Nouvelle-Zélande montre que la région cérébrale parafaciale latérale (pFL) peut déclencher des changements biologiques qui entraînent une augmentation de la pression artérielle.

«Je pense que c'est extrêmement intéressant dans un contexte où il y a beaucoup de personnes qui souffrent d'hypertension réfractaire, c'est-à-dire qui résistent au traitement», a commenté la professeure Hélène Girouard, du département de pharmacologie et physiologie de l'Université de Montréal.

La région cérébrale parafaciale est habituellement liée au contrôle de la respiration, mais la nouvelle étude laisse entendre qu'elle pourrait aussi resserrer les vaisseaux sanguins.

Des tests réalisés chez des souris ont ainsi démontré que cette région est activée chez les animaux souffrant d'hypertension. La pression artérielle retombait à des niveaux normaux si cette région du cerveau était inactivée.

Les auteurs de l'étude croient que cela pourrait expliquer pourquoi jusqu'à 40 % des cas d'hypertension ne répondent pas à la médication. Cela pourrait aussi expliquer pourquoi les gens qui souffrent d'apnée du sommeil – un trouble de la respiration – présentent un risque plus élevé d'hypertension.

«Compte tenu de la prévalence d'hypertension artérielle chez les personnes qui souffrent d'apnée du sommeil, je ne serais pas surprise que le lien soit présent chez (l'humain)», a d'ailleurs indiqué la professeure Girouard.

Le lien épidémiologique entre les deux est connu depuis un bon moment, a-t-elle ajouté, «mais le mécanisme était plus ou moins bien connu».

On pourrait un jour envisager le développement de traitements pour agir sur ces neurones «pour réduire cette hypertension neurogénique», a dit Mme Girouard.

«Mais je vois aussi là-dedans, peut-être, des exercices de respiration, puisque c'est très étroitement lié», a-t-elle conclu.

L'hypertension artérielle est un facteur de risque majeur qui augmente de manière importante le risque de développer des maladies cardiovasculaires, cérébrales et rénales graves, telles que l'accident vasculaire cérébrale, l'infarctus, ou encore l'insuffisance cardiaque et rénale.

Les conclusions de cette étude ont été publiées par le journal Circulation Research.

Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Une analyse de la rétine pourrait permettre de dépister une centaine de maladies
Publié hier à 9h00

Une analyse de la rétine pourrait permettre de dépister une centaine de maladies

Une analyse par intelligence artificielle d'une simple photo de la rétine pourrait permettre de dépister une centaine de maladies, parfois même avant l'apparition des premiers symptômes, croient des chercheurs montréalais. Et on ne parle pas ici seulement de maladies oculaires, mais aussi, par exemple, de maladies cardiovasculaires, de maladies ...

Une entente de principe est conclue avec les pharmaciens propriétaires
Publié le 13 juin 2026

Une entente de principe est conclue avec les pharmaciens propriétaires

Une entente de principe a été conclue entre le gouvernement du Québec et l'association représentant les pharmaciens propriétaires. D'une durée de cinq ans jusqu'en 2030 – la précédente entente était venue à échéance le 31 mars 2025 – l'entente touche près de 2100 pharmaciens propriétaires, a indiqué vendredi le cabinet de la ...

Certains neurones ont aussi besoin de gras, pas seulement de sucre, pour fonctionner
Publié le 23 avril 2026

Certains neurones ont aussi besoin de gras, pas seulement de sucre, pour fonctionner

Certains neurones ont besoin non seulement de glucose, mais aussi de lipides, pour bien fonctionner, démontre une étude à laquelle a participé un chercheur montréalais. Cela pourrait un jour permettre de mieux comprendre des maladies comme l’obésité et le diabète de type 2, en explorant le rôle encore peu connu du métabolisme lipidique ...