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Sang pour sang prête !

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3 mars 2012
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Par Claudy Laplante-St-Jean

Wow ! C'est vraiment lourd. Et chaud. Et très rouge. Tout est vraiment sorti de mon bras droit ? En moins de 10 minutes ? Êtes-vous certain ?  

Une fois arrivée à l'école secondaire de Chambly, lundi dernier, des élèves m'accueillent et me remettent un numéro, le 33. L'objectif de leur collecte de sang est de 270 donneurs. D'ailleurs, 267 personnes se présenteront entre 13 h 30 et 20 h ! Pour subvenir aux besoins de la population au Québec, un minimum de 1 000 dons par jour doit être prélevé !

Je suis nerveuse, mais prête pour mon premier don à vie. Hélène Laprade, conseillère en organisation de collectes chez Héma-Québec, m'a expliqué la semaine dernière les trois trucs pour bien réussir un don de sang, soit de bien dormir, de boire et manger. Je me retrouve donc en file avec mon numéro, le cœur qui bat et l'envie de pipi qui me tenaille.

La première étape est l'inscription. On me demande des informations personnelles avant de m'envoyer remplir le dossier du don de sang. On veut savoir si je prends des médicaments, si j'ai des maladies, si j'ai été à l'extérieur du pays dernièrement.

Par la suite, une infirmière me pique le bout du doigt pour connaître mon taux de fer (hémoglobine) dans le sang.

Je me retrouve ensuite dans un petit cubicule avec une autre infirmière qui prend ma pression et ma température. On révise mes premières réponses et viens ensuite le temps des questions plus.... intenses. Par exemple, elle veut savoir si j'ai accepté de l'argent ou de la drogue en échange d'une relation sexuelle depuis 1977 ou, encore, si j'ai utilisé une seringue pour m'injecter des drogues illégales. Elle quitte ensuite la pièce pour que je vérifie mes réponses. Je dois alors coller une étiquette sur mon dossier si j'ai des doutes et que je souhaite que mon sang ne soit pas donné ou je peux aussi choisir de vouloir le donner. Le tout est confidentiel.

« Héma-Québec applique les plus hautes normes de sécurité sur tous les dons prélevés », justifie l'organisme quant à sa sélection rigoureuse.

Le grand moment

On m'amène ensuite vers une chaise où l'infirmière désinfecte mon bras droit avant d'y enfoncer l'aiguille. Je ressens un pincement et mon visage ne peut le cacher. Audrey, une étudiante, vient vite à la rescousse et commence à discuter avec moi, qui évite savamment de ne pas regarder le sang circuler dans le tuyau.

Six tubes serviront à l'analyser pour déterminer mon groupe sanguin et confirmer l'absence de virus ou maladies. Une pochette de 450 ml est aussi remplie. Le tout a duré une dizaine de minutes maximum. Mon sang sera ensuite transformé grâce à centrifugation, un procédé qui sépare les constituants de masses différentes à l'aide de la force centrifuge, en plaquettes, plasma et globules rouges.

Avoir su que c'était autant facile, rapide et surtout, gratifiant, j'en aurais donné avant !

Pour plus de détails, visiter le site d'Héma-Québec ou téléphoner au 1.800 847.

 

Le saviez-vous ?

On peut donner du sang tous les 56 jours (six fois par année).

Près d'un Québécois sur sept a déjà reçu une transfusion.

Chaque année, les hôpitaux du Québec utilisent près de 250 000 poches de sang.

Toutes les 80 secondes, quelqu'un a besoin de sang au Québec.

Chaque année, quelque 80 000 personnes reçoivent des produits sanguins au Québec.

Seulement 3 % de la population québécoise admissible au don de sang pose ce geste solidaire.

Un grand nombre de maladies et d'interventions chirurgicales nécessitent des transfusions comme l'hémophilie, la leucémie, les accidents ou traumas/chocs et les grands brûlés.

(Source : Héma-Québec)

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