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Le Collectif pour le parc du Bassin du Chambly indigné par l'administration de Carignan

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6 avril 2012
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Le Collectif pour le parc du Bassin de Chambly se dit indigné par l'approbation du conseil municipal de Carignan d'une demande de dérogation amendée présentée à la MRC de la Vallée-du-Richelieu concernant le schéma d’aménagement révisé. L'organisation considère cette demande comme un appui sans équivoque au promoteur Mario Venafro qui souhaite pouvoir effectuer des travaux sur le passage reliant l'île aux Lièvres à la pointe nord.

« Cela permettrait un remblayage majeur, soit la construction d’une voie publique, en milieu humide et plaine inondable, dans un des chenaux des îles de Carignan, reconnus si précieux pour leur valeur écologique dans l’écosystème du bassin de Chambly », explique Lorraine Moquin, co-porte-parole du Collectif.

L'organisme s’inquiète sérieusement de cette initiative des élus carignanois qu'elle considère dangereuse. « On semble ignorer l’intérêt régional unanime en faveur de la proposition de sauvegarde de tous ces espaces naturels hautement évalués par les instances compétentes les plus reconnues et objectives de notre société. Est-ce que L’administration Lavigne considère que cet appui sans équivoque à la demande du promoteur reflète la volonté des citoyens, et ses engagements électoraux ? »

Jean-Marie Balard, également co-porte-parole du Collectif rappelle que la communauté régionale et québécoise est unanime, à travers les soutiens des municipalités riveraines, du député Bertrand Saint-Arnaud qui parraine une pétition en ce sens sur le site de l’Assemblée nationale du Québec déjà signée par près de 1100 citoyens (sans oublier les centaines de personnes qui ont paraphé la version papier), du député fédéral Matthew Dubé, de la Société d’histoire de la Seigneurie de Chambly, de la Société d’horticulture du Québec, et des organismes comme Fondation Rivière, Canards Illimités, Fondation David Suzuky, Conservation de la nature du Canada, Green Coalition, à clamer ses doits à la sauvegarde de cet unique écosystème de notre région.

« Ces droits sont clairement inscrits dans la loi québécoise sur l’environnement, et la réglementation de la MRC., et on demande d’y déroger ! Y aurait-il des droits prioritaires à d’autres ? Comment doit-on considérer l’engagement de l’administration Lavigne, désormais ? »

M. Balard termine en assurant que la réaction du Collectif n’est absolument pas politique, ni municipale. « Elle vise simplement à sauver le projet si fortement menacé par les effets collatéraux si risqués de cette décision. La communauté, qui appuie l’idée du développement durable d’un parc, doit prendre acte de la fragilité du respect que l’on accorderait, en certains lieux, à ses propres droits. »

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