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Des mesures pour réduire le bruit des hélicoptères

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12 avril 2012
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Par Louise Bédard

Le 438e escadron tactique d'hélicoptères basé à Saint-Hubert effectue régulièrement des vols d'entraînement au sud-est de la Montérégie. Dans certains secteurs, les passages des appareils ont donné lieu à des plaintes en raison du bruit.

Des mesures ont été prises par conséquent par l'unité pour atténuer l'impact des vols, notamment en évitant les agglomérations, en prenant de l'altitude aux abords des résidences et des fermes et en diversifiant le tracé des vols pour diminuer les déplacements répétés dans une même zone.

Une grande carte géographique est affichée au mur où les équipages tiennent leur briefing du matin. Elle montre le périmètre d'entraînement de l'escadron qui s'étend de l'autoroute 10 jusqu'à la frontière américaine, de la rivière Richelieu jusqu'au lac Memphrémagog.

Des cercles sont tracés sur la carte pour identifier les emplacements « sensibles », c'est-à-dire les lieux où des plaintes ont été formulées.

Les localisations des fermes d'élevage d'animaux à fourrure sont aussi signalées pour éviter que les pilotes ne les survolent à basse altitude durant la période critique de février à mai alors que les petits viennent de naître. Sans qu'il n'y a ait eu de plaintes à ce sujet, l'escadron a pris l'initiative d'obtenir la collaboration des agents de la faune pour localiser ces fermes.

Atténuation

Même si le passage des hélicoptères au-dessus des zones dites sensibles n'avait rien d'illégal, l'escadron se montre attentif aux plaintes formulées en apportant des modifications à certaines façons de faire, note le major Sylvain Bélanger, l'officier aux opérations.

Ainsi, à la suite de discussions avec les autorités de l'aéroport de Saint-Hubert, il a été entendu que les hélicoptères puissent maintenant prendre de l'altitude plus rapidement après le décollage.

Aussitôt sortis de la zone des Promenades Saint-Bruno, les hélicos sont autorisés à grimper de 600 à 1500 pieds, atténuant ainsi le bruit pour les voisinages qu'ils survolent. La procédure d'atterrissage a aussi été modifiée pour couper de moitié le nombre de passages au même endroit.

Les hélicos voyagent aussi plus à l'est, évitant des localités comme Carignan, Chambly et Marieville. Avec la concentration des vols vers Farnham, une hausse du nombre de plaintes avait été observée dans ces localités situées en ligne droite avec le point de destination.

De grands centres comme Saint-Jean-sur-Richelieu sont évités, à moins de devoir y conduire des personnes à la garnison ou au Collège militaire.

Chaque nouvelle plainte est vérifiée pour s'assurer d'abord qu'elle est reliée au vol d'un appareil de l'escadron, souligne le major Bélanger. Si c'est le cas, elle est signalée aux équipages pour qu'ils en tiennent compte dans leur plan de vol.

De façon générale, les pilotes évitent aussi les vols en basse altitude à 100 pieds des fermes et ils s'emploient à contourner les maisons. Quand les appareils traversent un rang, ils prennent un peu d'altitude pour atténuer le bruit comme il a été donné d'observer lors d'un vol effectué le 22 mars à bord d'un des hélicos.

Vol

La mission cette journée-là en est une médiatique pour l'escadron qui a mis à contribution deux appareils se déplaçant en formation. Avant de quitter le port d'attache de Saint-Hubert, le commandant de l'escadron, le lieutenant-colonel René Therrien anime le briefing. Autour de la table, le pilote Stéphane Hartmann qui prendra place à ses côtés et le mécanicien de bord, Martin Gélinas. Dans l'autre aéronef, l'équipage sera composé des pilotes Aldo Cordisco et Sylvain Bélanger ainsi que Jean-Pierre Dionne, mécanicien de bord. 

La météo est idéale. Les portes des hélicos resteront ouvertes. Notre destination: Farnham. Les fils électriques et la présence des oiseaux migrateurs sont les deux plus importants dangers.

Rapidement après le décollage nous apercevons les Montérégiennes dans toute leur beauté. La tour de contrôle de Saint-Hubert donne la permission de prendre de l'altitude. Durant le vol, nous monterons jusqu'à 1500 pieds, nous déplaçant à une vitesse maximale de 100 noeuds, soit 180 km/h.

Le ruban de la rivière Richelieu apparaît à l'horizon. À l'est, le mont Saint-Grégoire et Marieville que nous n'approchons pas.

Après avoir coupé l'autoroute 10, le périmètre d'entraînement de l'escadron commence. Une fois franchie la ligne électrique Hertel-Des Cantons, l'hélico peut redescendre et voler en rase-mottes. Nous glissons littéralement au-dessus des terres à seulement 15 pieds du sol. Déjà se profile, à l'est, le clocher de l'église de Saint-Alexandre. Nous suivons le tracé rectiligne du prolongement de l'autoroute 35 avant d'atterrir. L'eau gicle quand les appareils se posent.

Alors que nous redécollons en direction de Farnham apparaissent les beaux grands oiseaux. Ils volent plus bas que nous et les pilotes les laissent aller sans faire quelque manœuvre. Les Appalaches dans la brume sont devant nous. Les hélicos tanguent de gauche à droite comme dans un ballet élégant puis amorcent un virage serré.

Arrivé au centre d'entraînement de Farnham notre hélico pratique un atterrissage en pente. Puis les pilotes effectuent un atterrissage dans un espace restreint avant de déplacer un baril accroché à l'appareil à l'aide d'un câble de 40 pieds. Ce sont des exercices qui doivent être pratiqués régulièrement et le soir avec des lunettes de vision nocturne.

Le temps d'observer le champ d'atterrissage actuellement en voie d'aménagement sur les terrains de la Défense que nous sommes déjà sur le chemin du retour. 

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