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Développer intelligemment

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8 novembre 2012
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Par Yves Bélanger

Depuis des mois, voire des années, nous entendons parler du Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) auquel les municipalités de la Communauté du Montréal métropolitain (CMM), dont Carignan, Chambly, Saint-Mathias-sur-Richelieu et Richelieu doivent se conformer. Pour aider à mieux comprendre ce fameux plan, le Chambly Express.ca a rencontré Sébastien Gagnon, directeur général de la Table des préfets et élus de la Couronne Sud.

Le PMAD a pour but de créer des milieux de vie agréables et sécuritaires qui prennent le moins d'espace possible et où les résidants ont accès facilement aux services de transport en commun, à des commerces et à des loisirs, d'où le principe de la densification.

Sébastien Gagnon est un des grands défenseurs du PMAD. « Au départ, la CMM voulait imposer des secteurs domiciliaires de haute densité partout sur le territoire sans tenir compte du nombre du type de municipalité. Cela aurait obligé autant les petits villages que les plus grandes municipalités à construire 24 logements à l'hectare. C'était de l'exagération. »

Après plusieurs mois de travail des différents intervenants du milieu municipal, un consensus a été obtenu. « Maintenant, on doit densifier les secteurs mais en privilégiant les terrains zonés résidentiels qui se retrouvent en bordure des grands axes routiers. Le PMAD a également identifié des boisés et des zones de conservation afin de protéger notre environnement. »

Il explique que cette « nouvelle » approche de développement des municipalités en est une qui est vieille comme le monde. « En fait, dans la Rome antique, on développait ainsi. On créait des milieux de vie où tout était facile d'accès. »

L'arrivée de l'ère moderne et de l'automobile, a incité l'homme à s'éloigner des grands centres pour vivre en banlieue. Au milieu du 20e siècle, les petites municipalités ont pris de l'ampleur offrant à ses résidants de grands espaces de vie. Au fil des ans, on a dézoné à outrance les terrains voués, entre autres, à l'agriculture. Mais, la population augmente et l'environnement est revenu au cœur des priorités des gouvernements.

Un bon exemple

En exemple, le directeur général de la Table des préfets et élus de la Couronne Sud parle de Kentland, une petite localité du Maryland située à une trentaine de minutes de Washington. « Ce secteur offre un milieu de vie hallucinant. Il a été aménagé intelligemment pour offrir un côté paisible et attractif. » Le service de transport en commun y est très présent et permet aux résidants d'utiliser le moins possible leur véhicule.

@R:Il indique que cette localité composée principalement de maisons en rangées et d'immeubles à condominiums est le lieu le plus recherché par les acheteurs de propriétés. « Et pourtant, on n'y retrouve aucune de maison de prestige imposante avec des terrains de grande superficie. Les gens veulent y vivre parce que c'est un milieu qui offre beaucoup de services de proximité, d'espaces verts et de quiétude. »

Pour le directeur général, il est essentiel que les municipalités membres de la CMM emboîtent le pas les principes de densification. « Ne pas embarquer dans le train actuellement serait irresponsables de la part des municipalités. D'autant plus que dans une vingtaine d'années, nous aurons une population avec une moyenne d'âge encore plus élevée. Ce sont les maisons de tailles raisonnables qui se retrouvent dans des secteurs de haute densité qui seront à la mode auprès des acheteurs. »

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