Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Une situation catastrophique, selon la SPCA

durée 00h00
17 janvier 2013
2ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Marilou Séguin

Pour plusieurs refuges, les mois suivant la période des fêtes sont synonymes de retours d'animaux offerts en cadeaux. La SPCA de la Montérégie, pleine à craquer à longueur d'année, est catégorique: il y a trop d'animaux au Québec.

« Il y a tellement d'animaux abandonnés, surtout des chats et des chatons, c'est catastrophique», lance d'entrée de jeu Linda Robertson, directrice de la Société de protection des animaux, située à Sainte-Angèle-de-Monnoir.

Lorsqu'on lui demande combien d'animaux abrite actuellement le refuge, un mot fuse: « trop ! »

Environ 250 bêtes, soit quelque 150 chats et une centaine de chiens, trouvent présentement asile auprès de l'organisme qui est débordé.

« Nous ne recevons pas vraiment plus d'animaux à Noël qu'à d'autres moments de l'année, en fait il en arrive tout le temps, peu importe le mois », indique Mme Robertson.

Abandonner pendant la nuit

Il n'est pas rare qu'au petit matin, les employés de la SPCA trouvent des animaux laissés au refuge durant la nuit.

«Des gens attachent des chiens devant le refuge ou laissent des portées de chatons dans une boite sur le seuil. D'autres abandonnent carrément les chats dans les champs autour», déplore Mme Robertson.

Sans compter que le téléphone ne dérougit pas.

« Ça sonne tout le temps, on peut recevoir trente appels par jours de gens qui veulent nous remettre des animaux », raconte la directrice.

Il y a ceux qui veulent se départir de leur animal en raison d'un déménagement, d'un divorce, ou d'allergies, par exemple, ainsi que ceux qui trouvent des animaux abandonnés et qui veulent les mettre en sécurité.

« Il y a trop d'animaux au Québec, affirme avec conviction Mme Robertson. Les gens en achètent souvent sans avoir assez d'informations. Beaucoup ne réalisent pas la responsabilité que ça représente et les abandonnent rapidement. »

« Comme cette famille qui avait acheté un chien husky à 600$ dans une animalerie pour faire plaisir aux enfants. Bien un mois après, le chien était chez nous », ajoute-t-elle.

À l'occasion, de nouveaux pensionnaires atterrissent au refuge pour des raisons plus inusitées.

« Des gens ont déjà abandonné leur chien pour qu'il n'abîme pas leur nouveau plancher de bois », raconte Mme Robertson, visiblement découragée.

Un engagement à planifier

Avant d'acheter ou d'offrir un animal en cadeau, il est important de déterminer le type de race qui conviendra le mieux au style de vie du futur propriétaire, rappelle le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ).

Il faut aussi penser au temps que celui-ci devra prendre pour s'occuper de son animal ainsi qu'à l'espace disponible pour lui.

« Une maman avec trois jeunes enfants, travaillant à temps plein, qui arrive au refuge, je dois lui expliquer qu'un chien n'est probablement pas l'idéal pour eux », illustre Mme Robertson.

L'arrivée d'un animal de compagnie représente un engagement à long terme puisque l'espérance de vie moyenne des chats et des chiens est de 10 à 15 ans, souligne le MAPAQ.

Une grande campagne de stérilisation à prix modique aiderait grandement à réduire le problème des animaux errants et abandonnés estime la responsable de la SPCA Montérégie.

Deux chats qui ne sont pas opérés et se reproduisent, ainsi que leurs descendants, représentent des milliers d'animaux au bout de cinq ans», indique Mme Robertson qui déconseille d'adopter un animal de compagnie durant la période des fêtes.

« Au refuge nous fermons l'adoption durant cette période parce que ce n'est pas un bon moment pour placer les animaux. Il y a trop de mouvements, de déplacements, de visites, bref trop d'activités », explique-t-elle.

Travail d'équipe

La SPCA Montérégie, qui est le plus grand refuge de la province à ne pas pratiquer l'euthanasie, a mis sur pied un système de parrainage pour l'aider à prendre soin des animaux qui ne seront jamais adoptés et qui finiront leurs jours sous son toit.

Le programme est populaire et permet aux gens qui sont incapables de garder un animal à la maison de devenir une sorte d'ange gardien pour un animal et de le visiter lors- qu'ils le peuvent, explique Mme Robertson.

Plusieurs bénévoles donnent aussi du temps à l'organisme afin de l'aider, notamment à promener les nombreux chiens qui s'y trouvent. La SPCA recherche continuellement des familles d'accueil pour des animaux.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 7 avril 2026

Améliorer les pratiques de déprescription de médicaments chez les aînés

Au Canada, environ le quart des personnes âgées prend chaque année des médicaments d'au moins dix prescriptions différentes. Le phénomène de la polypharmacie est bien documenté et on observe une tendance à la hausse chez les aînés. Or, la déprescription de médicaments pose plusieurs défis, soulève une récente étude de l’Association canadienne de ...

Publié le 3 avril 2026

Ottawa veut faciliter la gestion des renseignements personnels des Canadiens

Le gouvernement propose de faciliter le partage et la réutilisation des renseignements personnels des Canadiens par les organismes fédéraux dans le cadre d'une refonte en profondeur de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Cette loi régit la manière dont les organismes fédéraux recueillent, utilisent et communiquent les ...

Publié le 3 avril 2026

La loi sur la laïcité plane sur le Vendredi saint au Québec

Les chrétiens du Québec s'apprêtent à faire face à un nouveau contexte légal ce Vendredi saint, à peine un jour après l'adoption par l'Assemblée nationale d'une loi susceptible de restreindre leurs processions annuelles du Chemin de croix. À Montréal, plusieurs centaines de personnes devraient se joindre à l’archevêque Christian Lépine pour une ...