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Demers devient conseiller indépendant

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1 février 2013
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Par Claudy Laplante-St-Jean

En envoyant sa lettre de démission comme membre du parti Action Chambly, mercredi le 30 janvier, Steeves Demers n'avait aucune idée qu'une lettre d'exclusion de ce même parti l'attendait dans son pigeonnier à l'hôtel de ville. Démission ou exclusion, le conseiller municipal maintenant indépendant envisageait depuis longtemps son départ du parti du maire, Denis Lavoie.

« C'est probablement une coïncidence des deux. Je ne doute pas que la lettre est là, mais je vais à mon pigeonnier une fois par mois pour la séance. J'ai donné ma démission en méconnaissance de la lettre d'exclusion », confie le conseiller municipal du district des Grandes-Terres.

Depuis déjà quelques mois, M. Demers pensait à la possibilité de quitter Action Chambly. « Ça fait 12 ans que je côtoie le maire. On ne se lève pas un matin et on décide de s'en aller comme ça », continue-t-il.

Le principal intéressé affirme que trois raisons principales l'ont poussé à ce départ. Tout d'abord, il éprouve des divergences avec le parti concernant le rôle de l'élu et du conseil municipal. « Selon moi, nous n'avons pas suffisamment d'informations, il faut la réclamer plutôt que de ce la faire offrir. »

Il explique aussi qu'il perçoit un climat malsain, dont il ne connaît pas l'origine, à la ville.

Finalement, il reconnaît que le maire ait du leadership, mais M. Demers ne croit pas que celui-ci soit mobilisateur.

Une amitié qui dérange le maire

Quant à son amitié avec un cadre reprochée par le maire, le conseiller indépendant explique que M. Lavoie était au courant depuis plusieurs mois. «Le maire me reproche une amitié avec le Directeur général de la ville. Depuis le tout début de notre mandat, alors que j'étais maire suppléant durant l'absence pour maladie du maire Lavoie, j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec un homme des plus compétents. De surcroit, nous avons à peu près le même âge, trois enfants du même âge et deux conjointes qui s'entendent aussi très bien ! Quoi qu'il en soit, nous n'avons pas mélangé cette amitié avec nos rôles respectifs ! Quel problème peut-il y avoir ? »

Jusqu'à maintenant, M. Demers prévoit toujours poser sa candidature aux prochaines élections. « Il y a encore du boulot à faire », conclut-il.

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