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Pionnière pour les droits des femmes

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7 mars 2014
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Par Claudy Laplante-St-Jean

Il y a à peine 40 ans, une femme ne pouvait pas acheter par crédit sans l'autorisation de son mari, se rappelle Ginette Grenier, présidente de la Table des aînés du Bassin de Chambly.  Ce n'est qu'un des dossiers parmi tant d'autres sur lesquels la pionnière a travaillé pour faire bouger les choses dans le cadre de son mandat sur le premier Conseil du statut de la Femme du Québec.

«Aujourd'hui, le conseil se prononce sur les gros dossiers comme la Charte. Dans le temps, il fallait tout mettre en place», confie celle qui a été choisie par Robert Bourassa, premier ministre du Québec à l'époque, en 1973, pour siéger sur ce conseil bien spécial.

Cette dernière avait été recrutée alors qu'elle était très impliquée dans le mouvement Jeune chambre du Canada Français, une chambre de commerce pour les femmes de 18 à 40 ans. Résidant à Chicoutimi à ce moment-là, Mme Grenier se rendait à Québec une fois par mois pour travailler sur divers projets de loi afin d'améliorer le sort des femmes.

«On partait de loin. Par exemple, il n'y avait pas beaucoup de femmes qui portaient leur propre nom de famille», ajoute-t-elle en précisant que c'était le début d'une époque. Une époque où les femmes ont décidé de s'émanciper en allant à la fois sur le marché du travail tout en s'occupant de leur famille.

Des gains oubliés

Des conditions de travail à la reconnaissance de la femme; en 40 ans, tout a évolué selon Mme Grenier. Toutefois, celle-ci craint un retour du balancier.

«Les grands pas et les grandes avancées, les jeunes femmes ne les ont pas connus et ne peuvent pas s'imaginer comment c'était. On a travaillé tellement fort sur le cas des publicités sexistes où la femme était dépeinte comme un objet. Mais, aujourd'hui, ça revient et on laisse aller ça», déplore celle qui se considère non pas comme une féministe, mais plutôt comme une femme qui a fait reconnaître le droit des femmes et qui reconnaît tout aussi ceux des hommes.

Le Conseil en bref

Le Conseil du statut de la femme est un organisme gouvernemental de consultation et d’études qui veille, depuis 1973, à promouvoir et à défendre les droits et les intérêts des Québécoises.

Dans un objectif d’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes, le Conseil du statut de la femme :

Conseille la ministre et le gouvernement du Québec sur tout sujet lié à l’égalité et au respect des droits et du statut de la femme. Fournit de l’information pertinente aux femmes et au public.

Le Conseil est présidé par Mme Julie Miville-Dechêne qui est appuyée par dix-sept autres membres représentatives de divers milieux de la société québécoise.

(Source : Conseil du statut de la Femme)

 

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