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Les dessous d'XpAntarctik

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5 avril 2014
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Par Claudy Laplante-St-Jean

Pour manger et faire fondre de la glace sur les réchauds, l'équipe d'XpAntarctik, dont fait partie le Chamblyen Samuel Ostiguy, a dû utiliser… du carburant d'hélicoptère ! Les explorateurs ont partagé avec émotion et passion plusieurs anecdotes coasses et des images époustouflantes de leur expédition de 41 jours sur le continent blanc devant un public ébahi au Cœur des sciences à l'UQAM.

«CREVASSE !», «OK, tu peux y aller !», «compte-rendu ?»; les six membres présents pour la conférence ont fait leur entrée dans une mise en scène des plus réalistes. Casque sur la tête, lunettes sur le nez, manteau sur le dos, ils sont arrivés tous cordés et en traînant leur <@RI>pulka<@$p>, alors qu'un vent violant imaginaire fouettait les spectateurs rassemblés dans l'auditorium. Spectateurs qui étaient aussi frigorifiés par la neige épaisse qui tombait sur leur tête.

«On savait que ça allait être dur. Ça a été dur. On savait que ça allait faire mal. Ça a fait mal. Ushuaia, la ville la plus au sud de la planète, est surnommée la fin du monde. Et c'est là que nous on commençait notre périple !», a lancé Alexandre Byette, qui était chargé de trouver le chemin du groupe durant l'expédition.

Une traversée houleuse

Une fois sur le voilier, le Spirit of Sydney, les choses se sont corsées pour les huit amis qui ont quitté l'Argentine pour l'Antarctique en empruntant le passage Drake.

«Marina et moi avons terminé notre tour de garde, on est allé se coucher. Puis quand on s'est réveillé, on a réalisé qu'il y avait des seaux partout. Tout le monde avait vomi, sauf nous et François! J'étais fier de faire partie du trio qui n'était pas malade. Le club sélect des gens les plus <@Ri>toff<@$p>», a confié à la rigolade Samuel Ostiguy, qui, a vite quitté le club sélect pour rejoindre les gens malades, malgré son orgueil d'homme de Cro-Magnon.

Le fameux Catwalk

Les aventuriers, qui ont dû faire face à plusieurs défis durant leur expédition hors de l'ordinaire, qualifient le <@Ri>Catwalk<@$p> de partie la plus technique de leur aventure.

«On a réussi à franchir ses deux kilomètres… en quatre jours! On n'avait pas de carte, on a travaillé fort pour trouver le chemin», a décrit François Mailhot à propos de ce terrain parsemé de crevasses et où les blocs de glace risquaient de tomber à tout moment sur la tête du groupe.

Le lever du soleil

Une fois sur un des sommets vierges, Samuel, François et Marina ont eu l'idée de dormir sur le sommet de celui-ci afin de pouvoir admirer un magnifique lever du soleil, le lendemain.

«On savait qu'il y avait des risques de tempête et qu'on pouvait se faire brasser. Mais, on a tous dit oui!», s'est rappelé Samuel Ostiguy.

Quand le Chamblyen s'est réveillé, bien après le lever du soleil, à 10h, il faisait noir. La tente était ensevelie sous la neige. «Ça nous a pris cinq heures la démonter!», s'est-il rappelé en rigolant.

Les joyeux lurons ont terminé leur conférence en beauté, avec un classique, soit la danse des manchots que l'on peut admirer sur leur page Facebook au Xp Antartick.

XpAntartick en bref

-Un budget de 400 000$

-Une progression parsemée d'ascensions de style alpin et sans moyens de transport motorisé

-Une expédition totalement autonome en nourriture et en matériel

-Un environnement où les vents atteignent rapidement 150 km/h avec des froids de -40C

-Un partenariat avec l'Agence spatiale canadienne et l'UQAM

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