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Réforme en santé: ce qu'en pensent le RPCU et l'AQDR

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3 novembre 2014
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Sébastien Roy
Par Sébastien Roy, Journaliste

Selon le projet de loi 10, les agences régionales de santé disparaitraient et les CSSS seraient regroupés en Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). En Montérégie, il n’y aurait qu’un seul CISSS pour une population de 1,5 million d’habitants.

Le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) est d’avis qu’il en faudrait deux ou trois pour bien desservir les Montérégiens. «Avec un seul CISSS, il y aurait trop de distance entre ceux qui prennent les décisions et la situation réelle sur le terrain croit le directeur général du RPCU, Pierre Blain, nous en avons parlé avec le ministre de la santé (Gaétan Barrette) et il était ouvert à l’idée (d’avoir plus d’un CISSS en Montérégie).»

C’est un avis que ne partage pas le président de la section des Monts et rivières de la vallée du Richelieu de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), Yves Ménard. Il est d’avis qu’avec la technologie actuelle, on peut facilement transmettre des directives d’un pallier à un autre. «Il faut toutefois faire attention à ne pas déformer le message. C’est pourquoi c’est une bonne chose qu’il y ait moins d’intermédiaires entre les décideurs et les gens sur le terrain», mentionne M. Ménard.

Celui-ci approuve la réforme proposée par M. Barrette. «Au Québec, dès qu’il y a un changement qui se prépare, on s’inquiète. On a peur de perdre nos acquis», ajoute-t-il. Le président est d’avis de laisser le ministre implantée sa réforme pour voir quels sont les points positifs reliés à celle-ci.

Pour M. Blain, le succès de la réforme en santé passe par une meilleure coordination du travail des intervenants. «Les CLSC, les groupes de médecine familiale et même les pharmacies doivent mieux travailler ensemble pour désengorger le système. Ce n’est pas normal qu’une personne se rende à l’urgence pour une grippe parce qu’elle ne sait pas où aller», affirme-t-il.

Quant à M. Ménard, il remet en question le nombre de cadres qui travaillent pour le ministère de la santé. «Il y a 74 sous-ministres en santé. Il ne peut pas y avoir plus de cadres que d’employés de terrain», fait-t-il valoir.

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