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Toutou cherche député d’accueil

Des députés de la Montérégie se laissent désirer

Des députés de la Montérégie se laissent désirer
Photo: Courtoisie
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À mi-parcours de la campagne Toutou cherche députés d’accueil les exécutifs locaux de  l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) en Montérégie dressent un bilan mitigé. On peut en effet constater, dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux aujourd’hui, que seulement neuf députés ont accepté de rencontrer les représentant·e·s du syndicat des intervenants du centre jeunesse de la région.

« Neuf députés sur 21, ce n’est pas énorme. On comprend que beaucoup d’élus sont en vacances et qu’ils et elles se pencheront sur notre demande à leur retour, mais nous aurions aimé qu’ils et elles réservent un moment dans leur agenda cet été. La détresse des enfants, ça ne prend pas de vacances », a indiqué Fabienne Chabot, représentante nationale de la Montérégie-Est.

Rappelons que cette campagne cherche à sensibiliser les députés de l’Assemblée nationale à la situation des enfants qui ont été confiés aux services de protection de la jeunesse et à l’urgence de trouver des solutions dès maintenant pour éviter qu’un autre drame, comme le décès de la fillette de Granby, se reproduise. En leur confiant un toutou, symbole par excellence de l’enfance, l’APTS rappelle aux représentants de la population qu’ils et elles ont une responsabilité envers la jeunesse.

« Le toutou est le prétexte pour parler des services de protection de la jeunesse. C’est aussi pour souligner que l’ensemble des élus ont voté une motion pour faire de ce dossier une priorité nationale. Dans chaque région, dans chaque circonscription, des enfants et leurs parents sont suivis par un personnel dévoué ayant à cœur leur bien-être mais qui, malheureusement, est surchargé et épuisé. Nous représentant à l’Assemblée nationale, nos élus doivent être au fait de la réalité en Montérégie », a poursuivi Fabienne Chabot.

Les 47 millions $ annoncés par le ministre Carmant, dont près de 5,7 millions pour la Montérégie, viennent certes apporter un peu d’espoir aux équipes sur le terrain, mais les besoins restent énormes. Avant cette annonce, l’APTS évaluait à 270 millions $ le budget nécessaire à l’échelle nationale pour pouvoir répondre à l’augmentation des signalements à la direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

« Nous avons rencontré le ministre Carmant avec deux intervenants du Centre jeunesse de la Montérégie au début de juillet. Ils lui ont parlé de leur pratique et de leurs conditions d’exercice au CISSS de la Montérégie-Est. Ce fut une rencontre très enrichissante de part et d’autre. C’est ça aussi le rôle de député, prendre le pouls de sa région. Appelez-nous pour prendre rendez-vous », a conclu Fabienne Chabot.

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