Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Baisse de rendement, entre autres

Les effets désastreux de la tempête chez les producteurs de grains

durée 14h00
19 novembre 2019
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Les Producteurs de grains du Québec (PGQ), basés à Longueuil en Montérégie, font le point sur les effets de l’hiver hâtif sur la récolte de 2019. Globalement, 74 % des superficies de maïs restent encore à récolter, sur un sol enneigé et avec des tiges fragilisées et cassées. Près de 10 % des superficies de soya sont maintenant ensevelies sans avoir été récoltées. Cette situation touche des milliers de producteurs, à la grandeur du Québec.

« C’est une période exceptionnellement désastreuse pour les récoltes de grains au Québec, a déclaré le président des PGQ, Christian Overbeek. Après des récoltes de céréales et de canola excessivement difficiles, c’est maintenant au tour des producteurs de maïs et de soya de se retrouver dans le pétrin. »

En effet, des conditions hivernales très hâtives et généralisées viennent de frapper de plein fouet les cultures de maïs et de soya, accablées depuis des mois par des retards de semis et de croissance importants provoqués par un printemps particulièrement difficile. « Des pertes importantes sont observées sur les superficies déjà récoltées, et d’autres s’ajouteront pour les superficies non récoltées. Une réelle détresse commence à se faire sentir sur le terrain », a-t-il poursuivi.

Entre autres effets de cette situation, en plus de la baisse de rendement, on observe :

-       une forte baisse de la qualité des grains, notamment du grain rejeté par les marchés;
-       des coûts de récolte plus élevés (ralentissement de la batteuse, bris, long séchage, etc.);
-       la compaction des sols humides.

La valeur de la production annuelle de maïs au Québec est d’environ 675 millions de dollars. Elle est d’environ 500 millions de dollars pour le soya.

En attendant la rencontre avec le gouvernement, un appel à se faire aider

« Nous demandons donc une rencontre d’urgence au gouvernement du Québec afin d’identifier des solutions à la crise. Ce n’est pas d’hier que nous réclamons une meilleure protection contre les effets des intempéries sur la production de grains. Nous en appelons maintenant à la sensibilité du gouvernement face à une situation extrême et totalement imprévisible », ajoute le président des PGQ.

Au cours de la dernière campagne électorale, le parti formant aujourd’hui le gouvernement a notamment pris l’engagement de « permettre de bénéficier d’un programme de protection des revenus plus efficace ».

« D’ici, là, nous invitons nos membres à se serrer les coudes et à prendre toutes les mesures pour assurer leur sécurité durant les travaux stressants réalisés au champ. N’hésitez pas à consulter les bureaux de la Financière agricole du Québec (FADQ), les représentants de vos syndicats et le personnel des PGQ pour des conseils ou des informations sur les programmes disponibles. Nous ferons face à l’adversité tous ensemble », conclut le président des PGQ.

Les PGQ appellent les producteurs de grains et les membres de leur famille qui ressentent de la détresse ou qui pourraient avoir besoin d’aide à recourir aux services professionnels et confidentiels du Programme d’aide pour les agriculteurs (PAPA), disponibles en tout temps au 1 833 368-8301. Le premier appel est gratuit.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 20 avril 2026

La fin de la distribution du courrier pourrait isoler les personnes âgées

La décision de Postes Canada de mettre fin à la distribution du courrier à domicile ne plaît pas à des aînés. Anthony Quinn, président de l’Association canadienne des retraités, dit que de nombreux membres, particulièrement ceux vivant en milieu rural, s’inquiétaient des changements à venir. Il souligne qu’une personne âgée vivant en dehors des ...

Publié le 20 avril 2026

Interdire les médias sociaux aux jeunes au Canada: une idée qui divise des experts

L'idée des militants libéraux d'interdire les médias sociaux pour les Canadiens de moins de 16 ans n'a pas manqué de surprendre des experts dans ce domaine, même si leurs positions divergent. La possibilité d'obliger les plateformes de médias sociaux à limiter les comptes pour les jeunes a franchi un nouveau cap la fin de semaine dernière, après ...

Publié le 20 avril 2026

L’inflation s’est accélérée à 2,4 % en mars au pays, notamment en raison de l’essence

Le taux d’inflation annuel a bondi de plus d’un demi-point de pourcentage en mars au pays, selon Statistique Canada, notamment parce que la guerre en Iran a fait flamber les prix de l’essence. L’inflation est passée de 1,8 % en février à 2,4 % en mars à l’échelle nationale. Avant la publication des données, lundi, les économistes anticipaient un ...