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Baisse de rendement, entre autres

Les effets désastreux de la tempête chez les producteurs de grains

Plants de maïs dans la neige et endommagés par le vent, le 15 novembre, à Saint-Denis-sur-Richelieu.
Photo: Courtoisie

Plants de maïs dans la neige et endommagés par le vent, le 15 novembre, à Saint-Denis-sur-Richelieu.

Les Producteurs de grains du Québec (PGQ), basés à Longueuil en Montérégie, font le point sur les effets de l’hiver hâtif sur la récolte de 2019. Globalement, 74 % des superficies de maïs restent encore à récolter, sur un sol enneigé et avec des tiges fragilisées et cassées. Près de 10 % des superficies de soya sont maintenant ensevelies sans avoir été récoltées. Cette situation touche des milliers de producteurs, à la grandeur du Québec.

« C’est une période exceptionnellement désastreuse pour les récoltes de grains au Québec, a déclaré le président des PGQ, Christian Overbeek. Après des récoltes de céréales et de canola excessivement difficiles, c’est maintenant au tour des producteurs de maïs et de soya de se retrouver dans le pétrin. »

En effet, des conditions hivernales très hâtives et généralisées viennent de frapper de plein fouet les cultures de maïs et de soya, accablées depuis des mois par des retards de semis et de croissance importants provoqués par un printemps particulièrement difficile. « Des pertes importantes sont observées sur les superficies déjà récoltées, et d’autres s’ajouteront pour les superficies non récoltées. Une réelle détresse commence à se faire sentir sur le terrain », a-t-il poursuivi.

Entre autres effets de cette situation, en plus de la baisse de rendement, on observe :

-       une forte baisse de la qualité des grains, notamment du grain rejeté par les marchés;
-       des coûts de récolte plus élevés (ralentissement de la batteuse, bris, long séchage, etc.);
-       la compaction des sols humides.

La valeur de la production annuelle de maïs au Québec est d’environ 675 millions de dollars. Elle est d’environ 500 millions de dollars pour le soya.

En attendant la rencontre avec le gouvernement, un appel à se faire aider

« Nous demandons donc une rencontre d’urgence au gouvernement du Québec afin d’identifier des solutions à la crise. Ce n’est pas d’hier que nous réclamons une meilleure protection contre les effets des intempéries sur la production de grains. Nous en appelons maintenant à la sensibilité du gouvernement face à une situation extrême et totalement imprévisible », ajoute le président des PGQ.

Au cours de la dernière campagne électorale, le parti formant aujourd’hui le gouvernement a notamment pris l’engagement de « permettre de bénéficier d’un programme de protection des revenus plus efficace ».

« D’ici, là, nous invitons nos membres à se serrer les coudes et à prendre toutes les mesures pour assurer leur sécurité durant les travaux stressants réalisés au champ. N’hésitez pas à consulter les bureaux de la Financière agricole du Québec (FADQ), les représentants de vos syndicats et le personnel des PGQ pour des conseils ou des informations sur les programmes disponibles. Nous ferons face à l’adversité tous ensemble », conclut le président des PGQ.

Les PGQ appellent les producteurs de grains et les membres de leur famille qui ressentent de la détresse ou qui pourraient avoir besoin d’aide à recourir aux services professionnels et confidentiels du Programme d’aide pour les agriculteurs (PAPA), disponibles en tout temps au 1 833 368-8301. Le premier appel est gratuit.

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