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Lettre ouverte au gouvernement

Eaux usées : le CRE lutte pour un grand chantier de l'eau propre au Québec

En 2018, 62 stations d’épuration ont déversé, dans les cours d'eau québécois, plus de 21 millions de m3 d’eaux usées non traitées dans l’environnement.
Photo: Courtoisie CRE MontérégieEn 2018, 62 stations d’épuration ont déversé, dans les cours d'eau québécois, plus de 21 millions de m3 d’eaux usées non traitées dans l’environnement.
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Le Conseil régional de l’environnement de la Montérégie (CRE Montérégie) se joint à une quarantaine d'organisations pour demander au Gouvernement de mettre en œuvre un grand chantier de l’eau propre.

Le CRE Montérégie est l'un des co-signataires de la lettre ouverte transmise au premier ministre, François Legault, au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), Benoit Charette et à la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH), Andrée Laforest, le vendredi 12 juin.

Contamination des rivières de sept Villes sur dix

Une étude récente, menée par la Fondation Rivières, mettait en évidence que 7 municipalités sur 10 contaminent toujours les rivières et le 1/3 des stations d’épuration municipales dépassent leur capacité hydraulique de traitement. Trois des cinq bassins versants étudiés sont en Montérégie, soit les bassins versants de la rivière Richelieu, de la rivière Châteauguay et de la Baie Missisquoi.

Les quantités de surverses sont telles qu'en 2018, 62 stations d’épuration ont déversé, dans les cours d'eau québécois, plus de 21 millions de m3 d’eaux usées non traitées dans l’environnement, soit près de trois fois ce que Montréal avait déversé dans le fleuve en 2015 dans ce qu’on avait qualifié de “ flushgate ”.

Les causes sont multiples : des normes pas suffisamment élevées, des municipalités négligentes, un manque d'accompagnement et de soutien des municipalités, un manque de communication entre le MELCC et le MAMH, un manque d'objectifs clairs et mesurables du Gouvernement, etc.

Dans le cadre d'une relance socio-économique, pourquoi ne pas saisir l’occasion de mettre en œuvre un grand chantier de l’eau propre? Un projet réfléchi en fonction des enjeux d’adaptation aux changements climatiques et selon les principes d’infrastructures vertes, en cohérence avec les notions de capacité de support des milieux naturels et d’aménagement du territoire.


» Pour prendre connaissance de la lettre ouverte : https://bit.ly/2Ci8i3d

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