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Moyens de pression dans les RSG en milieu familial

Les RSG en milieu familial réduisent leurs heures de travail

« Personne n’accepterait de faire une cinquantaine d’heures par semaine pour 27 000 $ par année, après avoir couvert toutes les dépenses », s’indigne Mélanie Bouchard, vice-présidente pour la Montérégie de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS – CSN).
Photo: Archives« Personne n’accepterait de faire une cinquantaine d’heures par semaine pour 27 000 $ par année, après avoir couvert toutes les dépenses », s’indigne Mélanie Bouchard, vice-présidente pour la Montérégie de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS – CSN).
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En ce vendredi 11 septembre, partout dans la Rive-Sud, de Brossard à Longueuil, les responsables de service de garde (RSG) en milieu familial membres de la CSN limitent la période d’ouverture de leur service à sept heures consécutives, conformément à la rémunération qui leur est offerte par le gouvernement. Chacune des RSG est libre de commencer sa journée de travail plus tard que d’habitude ou de la terminer plus tôt.

Habituellement, les RSG en milieu familial travaillent jusqu’à 10 heures par jour pour répondre aux besoins des familles. « Dans les faits, ces femmes travaillent au moins trois heures de plus quotidiennement, sans rémunération ni reconnaissance du ministère de la Famille. Personne n’accepterait de faire une cinquantaine d’heures par semaine pour 27 000 $ par année, après avoir couvert toutes les dépenses », s’indigne Mélanie Bouchard, vice-présidente pour la Montérégie de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS – CSN).

« Être sous-payée à ce point, c’est inacceptable. De façon méprisante, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, nous considère comme des femmes qui amusent les enfants à la maison plutôt que comme de véritables professionnelles de la petite enfance, dénonce Karine Morisseau, représentante du secteur des RSG de la FSSS – CSN. Le gouvernement profite de notre dévouement, car il sait que nous refusons de nuire aux parents avec lesquels nous développons une relation de confiance précieuse, Pas étonnant que des centaines de membres choisissent de fermer définitivement leur service à défaut de pouvoir gagner leur vie. »

« Dans les faits, ces femmes, parce que ce sont essentiellement des femmes, sont obligées d’abandonner leur travail, pour aller vers des emplois plus rémunérateurs. Dans ces temps difficiles,
nous tenons à assurer toutes celles qui se battent pour survivre et améliorer leurs conditions de travail de la solidarité des 30 000 autres travailleurs CSN de la Montérégie
», s’indigne Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie – CSN « Nous serons présents avec elles dans leurs
actions ».

Limiter les impacts pour les familles

Cette nouvelle étape dans les moyens de pression vise à obtenir une véritable reconnaissance du gouvernement. Les discussions visant à fixer nos conditions de travail doivent reprendre devant un médiateur, à la demande de la CSN. « La dernière chose que nous souhaitons, c’est de déplaire aux parents qui connaissent, eux aussi, leur lot de défis en cette période de pandémie. Mais nous savons qu’ils nous appuient dans nos revendications », ajoute Karine Morisseau.

« Tous les parents ont été informés plusieurs jours à l’avance afin de limiter les impacts sur leur routine. De même, ils savent que les moyens de pression vont s’accélérer la semaine prochaine si le gouvernement du Québec s’entêtait à ne pas reconnaître l’importance des tâches que nous assumons », conclut Karine Morisseau.

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