Depuis hier matin
La CETAM a maintenant des paramédics en soins avancés
La Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) offre désormais des soins avancés lors de situations critiques. Depuis le 17 mars au matin, ces « super ambulanciers », des paramédics en soins avancés (PSA), peuvent pratiquer des interventions d’urgence avant l’arrivée du patient à l’hôpital, une avancée significative dans l’accès aux soins de première ligne.
Depuis vingt ans, seule la Corporation d’Urgences-santé détenait les autorisations nécessaires pour pratiquer des soins avancés, et ce, uniquement pour Montréal et Laval. Si d’autres modèles existent, comme celui du CIUSSS Saguenay-Lac-St-Jean, le projet de la CETAM sera entièrement opéré par la coopérative et ses propres PSA, tous diplômés de la faculté de médecine de l’Université de Montréal avec une majeure en soins préhospitaliers d'urgence avancés. Convaincue de la plus-value du projet pour la population, la CETAM a obtenu les autorisations nécessaires du ministère de la Santé et des Services sociaux, ainsi que du CISSS de la Montérégie-Centre, et finance la première phase de l’initiative à même ses budgets d’opération.
« Sauver plus de vies, c’est notre mission et nous croyons que les paramédics peuvent jouer un rôle crucial pour prodiguer des soins de première ligne qui renforcent le système de santé. La CETAM est excessivement fière de pouvoir mettre à contribution les compétences professionnelles de ses paramédics en soins avancés au bénéfice des patients », souligne Martin Benoit, directeur général de la CETAM. Il ajoute: « Nous sommes reconnaissants de l’appui, du soutien et de la confiance du CISSS de la Montérégie-Centre et du MSSS dans le déploiement de nos grands projets. C’est la preuve ultime de l’excellence de notre coopérative. »
Plus d’actes aux patients, dès l’arrivée sur les lieux
En duo, les paramédics en soins avancés de la CETAM répondent aux appels urgents à bord d’un véhicule d’intervention rapide. Ils assistent une équipe de paramédics en soins primaires, qui arrivent à bord de l’ambulance. « En situation d’urgence, chaque seconde compte. Le gain majeur pour le patient est de compter rapidement sur un paramédic en soins avancés ayant l’expertise et l’autorisation d’exécuter des actes normalement exécutés en centre hospitalier. Sauver des vies oui, mais aussi assurer le plus possible une survie sans séquelles majeures. C’est un peu comme si nous amenions une partie de la salle d’urgence sur les lieux de l’intervention », explique Jérémy Ménard, chef de division et adjoint au directeur général à la CETAM.
Plus précisément, un paramédic en soins avancés peut par exemple interpréter un électrocardiogramme et établir le plan de soins approprié, administrer les substances et les médicaments requis par voie intraveineuse ou intra-osseuse, pratiquer la défibrillation manuelle, appliquer une stimulation cardiaque externe ou une cardioversion, et bien plus encore. La majeure universitaire est d’une durée de deux ans et est offerte depuis 2016 par la faculté de médecine de l’Université de Montréal uniquement.
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