15 montagnes au Québec et en France
Le Défi Chaîne de vie rend hommage aux médecins reliés au don d’organes et de tissus
La pression exercée par la COVID-19 sur le système de santé est indéniable et ses répercussions se feront sentir encore longtemps. Chaîne de vie tient à rendre hommage aux médecins reliés au don d’organes et de tissus qui ont su poursuivre leur mission de sauver des vies malgré les difficultés de la dernière année.
C’est ainsi que, dans le cadre de la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe, des médecins graviront simultanément 15 montagnes au Québec et en France à titre de porte-étendard du Défi Chaîne de vie pour appuyer l’éducation au don d’organes et de tissus en milieu scolaire. L’organisme Chaîne de vie invite la population à démontrer leur appui lors de cet événement unique qui se déroulera le 17 octobre prochain.
L'importance de l'éducation sur le don d'organe
« L’importance du rôle de l’éducation, autant pour nos professionnels de la santé que pour la population québécoise, est indéniable, explique Lucie Dumont présidente et fondatrice de Chaîne de vie. Depuis ses tout débuts, Chaîne de vie cherche à rallier le monde de la santé et celui de l’éducation afin qu’ensemble, nous puissions agir pour que le plus grand nombre de personnes soient exposées aux messages d’espoir et de solidarité qu’est le don d’organes et de tissus. De voir des médecins grimper ainsi au nom de l’éducation au don d’organes me fait chaud au cœur. »
À cet effet, le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) publiait récemment un rapport qui analysait le succès du don d’organes dans dix juridictions au Canada et ailleurs dans le monde. On y mentionne que le consentement présumé n’est pas nécessairement l’élément qui permet, à lui seul, cette optimisation. Il existe plutôt d’autres avenues qui semblent être plus pertinentes afin d’améliorer le nombre de donneurs d’organes. Parmi celles-ci, on y mentionne la formation des professionnels de la santé, la simplification des méthodes pour consentir ou refuser au don d’organes et la sensibilisation au don d’organes.
Il ressort de cette importante étude que l’éducation des proches et la sensibilisation au don d’organes dès le niveau scolaire sont des facteurs qui peuvent avoir un impact autant sur la volonté des familles à consentir que sur leur volonté à respecter le consentement de leur proche. On indique donc qu’il faudrait prévoir faire des séances d’information sur le don d’organes dans le cursus scolaire primaire ou secondaire et que cette séance obligatoire devrait figurer dans une loi spécifique au don d’organes.
« Ce rapport vient confirmer ce à quoi j’ai toujours cru en créant le programme éducatif Chaîne de vie, poursuit madame Dumont. Depuis plus de dix ans, notre programme a su démontrer sa pertinence en offrant gratuitement aux enseignants de la quatrième secondaire un programme éducatif clés en main qui amène les jeunes à se forger une opinion éclairée et personnelle sur cet enjeu et à la partager avec leurs parents. »
« La sensibilisation des jeunes permet d’inculquer une vision positive du don d’organes ce qui peut avoir des répercussions sur la volonté de ces derniers, une fois adultes, mentionne Jean-Pierre Léger, vice-président de la Fondation de la famille Léger, partenaire principal du Défi Chaîne de vie. C’est pourquoi nous appuyons à nouveau cette année la mission de Chaîne de vie. »
Le Défi Chaîne de vie
Chaque année, des représentants de la chaîne du don d’organes et de tissus se rassemblent autour d’un porte-étendard régional pour aller planter le drapeau Chaîne de vie au sommet de montagnes situées aux quatre coins du Québec dans le cadre du Défi Chaîne de vie. Cette année, ce sont des médecins reliés au don d’organes et de tissus qui porteront le titre de porte-étendard régional. Il est possible de faire un don pour les encourager ou de les accompagner dans le respect des consignes de santé publique en vigueur.
« Je suis très fier que les médecins soient ainsi mis de l’avant dans le cadre de cet événement, souligne Thierry Houillon, parrain du Défi Chaîne de vie et greffé du foie. J’ai eu droit à une deuxième chance à la vie grâce à la science de la transplantation et je pense qu’il est important de prendre quelques instants pour rendre hommage à un des maillons essentiels de la chaîne du don, soient ceux qui sauvent des vies au quotidien avec la greffe d’organes. »
« Je veux donner mes organes à ma mort parce que pour moi, c’est une question de vie, d’humanité et de don à notre prochain, explique Isabelle Maréchal, marraine du Défi Chaîne de vie depuis plusieurs années. Le Défi Chaîne de vie permet de mieux faire connaître toutes les répercussions positives du don d’organes sur notre société. »
Un organisme pour sauver des vies
Chaîne de vie est un organisme de bienfaisance dont la mission principale est de soutenir un programme qui éduque les jeunes de 15 à 17 ans au don d’organes et de tissus dans les écoles d’enseignement au secondaire. Il permet aux jeunes de prendre une décision personnelle et éclairée sur cet enjeu important de notre société et les encourage à devenir des ambassadeurs de la discussion en famille. De plus, il les amène à prendre conscience de la valeur inestimable d’un corps en santé. Ce programme est présentement enseigné dans une centaine d’écoles du Québec et près de 100 000 jeunes ont été touchés par son message.
Chaîne de vie repose presque entièrement sur les dons du public reçus dans le cadre du Défi Chaîne de vie afin de développer, entre autres, des outils pour mieux informer les familles en regard du don d’organes et de tissus et ainsi contribuer à déboulonner les mythes qui y sont reliés. Les plus grands spécialistes en transplantation y participent sous la forme de capsules vidéo.
Le rôle sociétal important de Chaîne de vie sera souligné dans le cadre de la nouvelle exposition Générosité. Droit au cœur du Musée de la civilisation de Québec qui aura lieu du 6 octobre 2021 au 2 octobre 2022.
Montagnes participantes
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