Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Santé mentale

Les répercussions de la pandémie sur la santé et la vie des Québécois

durée 07h00
20 octobre 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par Mathieu Savard, Journaliste

L’Institut de la statistique du Québec sonde et évalue des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise.

Aujourd’hui, l’enquête présentée par l’institut fait référence au sujet qu’on entend le plus parler dans l’actualité depuis, prés d’un an et demi : la pandémie de COVID-19, le sentiment de solitude et les inquiétudes pour la santé, le chamboulement des habitudes de vie, le travail et la situation financière des Québécois.

Pour la qualité de la vie sociale, le chiffre est inquiétant alors que 77 % des Québécois disent que leur vie sociale a diminué depuis le début de la pandémie. À propos du sentiment de solitude, 19 % ont souvent eu l’impression de manquer de compagnie, 18 % se sont souvent sentis isolés des autres et 10 % ont souvent eu l’impression d’être laissés de côté. Le sentiment de solitude est plus fréquent chez les femmes, les jeunes âgés de moins de 35 ans, les étudiants, les personnes vivant seules ou en famille monoparentale, les personnes se percevant comme pauvres.

Depuis l’arrivée de la COVID-19, 73 % des Québécois se sont inquiétés pour la santé d’un proche à risque et 62 % pour leur propre santé. Parmi tous les Québécois, 5 % indiquent avoir augmenté la fréquence de leur consommation de cigarettes, 14 % ont augmenté leur consommation d’alcool avec la pandémie et du côté des bonnes nouvelles 17 % ont diminué leur consommation d’alcool.

« La pandémie a ébranlé la situation d’emploi d’un grand nombre de Québécois : 25 % ont dû commencer à travailler à domicile et 27 % ont perdu leur emploi ou fermé leur entreprise de manière temporaire ou permanente. Ce sont les jeunes de 15 à 24 ans qui ont subi de tels bouleversements en plus grande proportion (40 %). Par ailleurs, plus du quart des Québécois ont eu des difficultés à respecter leurs obligations financières ou à répondre à leurs besoins essentiels (26 %). Ce pourcentage est encore plus élevé chez ceux qui ont perdu leur travail à cause de la pandémie (49 %)», selon L’Institut de la statistique du Québec.

L’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP) est une enquête à portée provinciale, régionale et locale qui vise à recueillir des renseignements sur les habitudes de vie, l’état de santé physique et mentale, et certains déterminants de la santé de la population québécoise de 15 ans et plus. Elle est réalisée tous les six ans pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux. Parmi les 45 000 répondants de cette enquête, 7 000 personnes ont répondu à des questions portant spécifiquement sur la pandémie de COVID-19 entre novembre 2020 et avril 2021, ce qui a permis de mesurer certaines répercussions de celle-ci sur la vie des Québécois de 15 ans et plus. Les résultats complets seront disponibles à partir de mai 2023.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 16h00

Des anticorps pourraient inhiber la lutte contre le cancer

Certains anticorps pourraient empêcher le système immunitaire de combattre efficacement le cancer, tandis que d'autres pourraient freiner la progression de la maladie, croient des chercheurs internationaux qui s'intéressent au phénomène dans le cadre d'un projet de 25 millions $ US baptisé ATLAS. Cela pourrait expliquer, par exemple, pourquoi ...

Publié hier à 14h30

Les aliments ultra-transformés ne sont pas nécessairement nocifs, dit une étude

Une alimentation saine à base de végétaux, riche en céréales complètes, fruits, légumes, fruits à coque, légumineuses et huiles végétales saines, est bénéfique, même si elle comprend quelques aliments transformés, conclut une étude réalisée par des chercheurs de l'Université Harvard. Bien que de nombreux aliments ultra-transformés (AUT) aient ...

Publié hier à 10h00

Les patients en psychiatrie doivent attendre plus longtemps à l'urgence

L'année dernière, un patient de l'Alberta a dû attendre 16 jours à l'urgence avant d'être admis dans une unité psychiatrique. Un autre, en Colombie-Britannique, a attendu un peu plus de neuf jours. Ces cas constituent des exceptions, mais les experts en santé mentale affirment qu’ils mettent en lumière une crise qui s’aggrave partout au pays: les ...