Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Annonce du ministre Jean Boulet

Le salaire minimum au Québec passera de 13,50 $ à 14,25 $ le 1er mai

durée 07h00
15 janvier 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

Le salaire minimum au Québec passera de 13,50 $ à 14,25 $ l’heure à compter du 1er mai.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, en a fait l’annonce vendredi.

La hausse concerne environ 301 000 travailleurs, dont 166 000 travailleuses, dans des secteurs comme le commerce de détail et la restauration.

Pour les employés à pourboire, le salaire minimum passera de 10,80 $ à 11,40 $. 

En entrevue avec La Presse Canadienne vendredi, le ministre a souligné qu’il respectait ainsi sa cible de maintenir le salaire minimum à environ 50 % du salaire horaire moyen. Celui−ci serait de 28,47 $ selon les prévisions.

Le ministre Boulet estime qu’un salaire minimum à 14,25 $ l’heure est «un bon équilibre» entre les différents facteurs économiques et sociaux qu’il faut soupeser.

«Il faut tenir compte de l’impact que la pandémie a pu avoir sur beaucoup de PME au Québec, qui ont eu à affronter des enjeux extrêmement importants en termes de maintien ou d’augmentation de leur croissance économique. Il faut aussi que ce soit suffisamment important pour inciter au travail. En même temps, il ne faut pas que ça provoque de décrochage scolaire. Je pense qu’on trouve un bon équilibre», a commenté le ministre Boulet. 

Les grandes organisations syndicales, qui revendiquaient depuis quelques années de porter le salaire minimum à 15 $, ont depuis haussé leur demande à 18 $ l’heure. Elles soutiennent que 18 $ l’heure représente un minimum pour vivre dignement.

Interrogé à ce sujet, le ministre a dit préférer y aller progressivement. «On y va étape par étape». De 14,25 $ l’heure le 1er mai 2022, il croit pouvoir le porter à 15 $ l’heure le 1er mai 2023, en tenant compte de la vigueur économique du Québec.

L’Ontario a déjà porté son salaire minimum à 15 $ l’heure, le 1er janvier dernier.

Le ministre Boulet objecte que le Québec fait tout de même bonne figure au Canada pour ce qui est du revenu disponible, grâce à son filet de sécurité sociale, à ses services de garde subventionnés et au crédit d’impôt pour solidarité sociale, notamment.

D’ailleurs, la rareté de main−d’œuvre dans plusieurs secteurs d’activité économique a déjà entraîné une pression à la hausse sur les salaires. Bien des employeurs ont dû hausser le salaire qu’ils versent à leurs employés ou bonifier leurs conditions de travail d’autres façons, pour les garder ou pour en attirer.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

Difficulté en lecture: un obstacle pour les travailleurs qui changent de domaine

Près de trois millions de Québécois éprouvent des difficultés en lecture. C’est un obstacle supplémentaire à la requalification des travailleurs à un moment où l’intelligence artificielle (IA) menace de perturber de nombreux emplois. Un peu plus de la moitié des Québécois ont un niveau insuffisant de littératie pour comprendre un texte plus ...

Publié à 13h00

La CNESST veut informer, former et superviser les jeunes

Campagne publicitaire jeunesse 2026 Informer, former et superviser les jeunes, la clé du succès! Encore en 2025, le nombre de lésions chez les jeunes de 24 ans et moins est supérieur à celui des travailleuses et travailleurs de plus de 25 ans. Qu’est-ce qui explique ce phénomène? La réponse tient compte de nombreux facteurs. Tout d’abord, ...

Publié le 22 mai 2026

Éoliennes: le gouvernement «fait beaucoup d'efforts» pour réduire les délais

La ministre de l’Environnement du Québec a rappelé aux dirigeants du secteur des énergies renouvelables que le gouvernement est déterminé à réduire les délais des évaluations environnementales des grands projets, comme la production d’énergie éolienne, qui doit presque tripler dans les prochaines années. L'allègement réglementaire des ...