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Villa Belle Rivière

Plus de 150 personnes à la mobilisation afin de prévenir la privatisation de 60 logements sociaux pour personnes âgées

durée 12h00
21 mars 2022
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Par Catherine Deveault

Ce sont plus de 150 personnes qui sont venues soutenir les locataires de la Villa Belle Rivière et la communauté de Richelieu pour démontrer l’importance de l’OSBL d’habitation et l’intérêt que celui-ci reste un bien collectif lors d’une mobilisation qui s’est tenue cette fin de semaine, sur le parvis de l’église, tout à côté des deux immeubles concernés.

La représentante des locataires, Sylvie Adam, y a raconté combien les locataires sont inquiets pour leur avenir, mais aussi combien ils sont peinés pour les futurs locataires, les gens inscrits sur la liste d’attente, l’avenir du site. « Nous sommes inquiets pour l’augmentation de loyer et pour les futurs locataires. Devrons-nous éventuellement subir un changement de vocation et être transformé en condo comme on le voit de plus en plus un peu partout dans la province ? En demeurant un OSBL, la continuité du projet initial serait assurée et notre valeur marchande pourrait servir de levier financier afin de construire d’autres immeubles sociaux communautaires », a-t-elle notamment témoigné.

Pour sa part, une citoyenne concernée qui a vu beaucoup de ses proches s’impliquer dans l’OSBL et y vivre, Diane Côté, déplore que la décision se soit prise sans que la communauté qui a bâti les immeubles et qui les a financés ne soit consultée. « La Villa Belle Rivière appartient à notre communauté, elle est un bien collectif. Elle a été financée par des subventions de nos gouvernements et par la communauté par le biais des loyers des locataires de Richelieu.  Nous nous devons de protéger sa vocation. Nous avons la solution : des gens de notre communauté sont prêts, en 48 heures, à prendre la relève et à former un nouveau conseil d’administration afin de perpétuer la mission de l’organisme ».

Le directeur de la Fédération régionales des OSBL de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME), Martin Bécotte, animait la prise de parole. «Seule la propriété de ces immeubles à un organisme sans but lucratif assure que ces  logements restent à l’abri de la spéculation et restent abordables. Les propriétaires privés ne respectent pas les règles sur les augmentations de loyer, autrement les loyers n’auraient pas augmentés de cette façon dans les dernières années au Québec. »

Crise du logement

Les trois députés de l’opposition et porte-paroles de l’habitation, Marie-Claude Nichols du Parti Libéral du Québec, Andrés Fontecilla de Québec Solidaire et Méganne Perry-Mélançon, se sont tous dit prêts à travailler ensemble. Alors que Mme Nichols évoque la nécessité de reconnaître la crise du logement et de constituer une cellule de crise, M. Fontecilla et Mme Mélançon parlent pour leur part d’un moratoire pour empêcher ce type de vente.

En terminant, Mme Adam a rappelé les principales demandes des locataires. « On demande que les vendeurs annulent la vente et que l’acheteur se retire. Le gouvernement doit peser sur le gaz, ça presse », a-t-elle ajouté.

Une pétition a circulé au sein de la foule pour témoigner du soutien des participants aux démarches des locataires. Des carrés gris, pour faire écho au printemps étudiant d’il y a 10 ans, ont également été remis aux gens réunis en guise de soutien aux personnes aînées, dans leur volonté de garder leur chez-eux au sein de ce patrimoine communautaire.

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