Bilan du Centre de recherche Innocenti
Le Canada arrive 28e parmi 39 pays quant au bien-être environnemental des enfants
Le Canada se classe au 28e rang parmi 39 pays riches en ce qui a trait au bien−être environnemental des enfants et des jeunes, selon le dernier Bilan Innocenti publié lundi par le Centre de recherche Innocenti de l’UNICEF.
«Des pays tels que le Canada créent des conditions malsaines, dangereuses et néfastes pour les enfants du monde entier», indique un communiqué de presse d’UNICEF Canada.
Le rapport présente des indicateurs tels que l’exposition à des polluants nocifs, notamment l’air toxique et les pesticides, l’accès à des espaces verts et à des routes sûres. La contribution des pays à la crise climatique, la consommation de ressources et la production de déchets sont également des éléments analysés.
Le rapport montre que le Canada n’est pas exemplaire par rapport à sa consommation des ressources. Il lui faudrait cinq planètes Terre pour maintenir son niveau de consommation actuel.
La comparaison des dépenses gouvernementales en matière de protection de l’environnement classe le Canada en15e position. Toutefois, le pays arrive deuxième lorsque l’on parle de sensibilisation des enfants aux conditions environnementales.
L’UNICEF alerte que des répercussions sont visibles tant sur le plan mental que physique chez les enfants, et que cela «se mesure en années de santé perdues». Par exemple, les conséquences peuvent affecter le développement cognitif ou favoriser l’apparition d’un cancer.
«La crise climatique est une crise des droits de l’enfant. Les jeunes sont les moins responsables, mais les plus touchés par les effets du changement climatique. Le Canada doit assumer davantage de responsabilités pour le monde qu’il offre aux enfants aujourd’hui et celui qu’il laisse aux générations futures», a déclaré dans un communiqué le président et chef de la direction d’UNICEF Canada, David Morley.
Il précise que la crise climatique affecte les droits de tous les enfants, mais particulièrement les enfants autochtones, racialisés, ceux vivant avec un handicap ou dont la famille possède des revenus plus faibles.
L’Espagne, l’Irlande et le Portugal figurent en tête du classement général du Bilan Innocenti.
Parmi les pays les plus riches qui se retrouvent en bas du classement, l’on compte l’Australie, la Belgique, les États−Unis et le Canada. Ces pays ont une incidence sur l’environnement mondial, notamment par rapport aux quantités des émissions de CO2 émis, mais aussi des déchets électroniques et de la consommation de ressources par habitant.
«Non seulement la majorité des pays riches ne parviennent pas à offrir un environnement sain aux enfants à l’intérieur de leurs frontières, mais ils contribuent également à la destruction de l’environnement des enfants dans d’autres parties du monde», se désole Gunilla Olsson, directrice du Centre de recherche Innocenti de l’UNICEF.
Pour améliorer la situation, UNICEF Canada demande à tous les paliers de gouvernement de protéger et d’améliorer l’environnement des enfants.
Pour se faire, l’organisme exige de renforcer les politiques environnementales qui limitent les déchets et les émissions de gaz à effet de serre. Il faudrait aussi garantir un accès universel à l’eau potable, des logements décents et des espaces verts de qualité au sein des communautés.
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