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Selon le Bureau de la sécurité des transports du Canada

Le pays n'est pas bien préparé aux urgences maritimes

Le Canada n'est pas bien préparé aux urgences maritimes, selon le BST
Photo: La Presse Canadienne
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Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) s'inquiète de lacunes dans la préparation du Canada aux urgences maritimes, qui pourraient selon lui représenter un risque pour les navires, l'environnement ainsi que la santé et la sécurité du grand public.

L'organisme fédéral a publié mercredi un rapport d'enquête sur le déversement de plus de 100 conteneurs et un incendie à bord du MV Zim Kingston survenu en Colombie-Britannique en octobre 2021.

Le document indique que l'incident a soulevé des enjeux «sur la disponibilité et la capacité des ressources canadiennes» en cas d'urgence.

Le BST affirme que le Canada n'a pas de plan pour répondre aux événements impliquant des substances nocives autres que le pétrole, et il réclame un guide complet pour gérer les navires dans les mers agitées, notamment quant au risque de roulis paramétrique.

Le rapport indique que contrairement aux États-Unis, le Canada n'exige pas de plans préétablis d'intervention en cas d'incendie ou de sauvetage maritime, et que la Garde côtière canadienne ne participe pas directement à l'extinction des incendies.

Le porte-conteneurs grec a basculé et perdu 109 conteneurs par-dessus bord à environ 50 kilomètres au sud d'Ucluelet, en Colombie-Britannique, déversant sa cargaison le long des plages de l'île de Vancouver.

Environ 36 heures plus tard, alors que le navire était ancré au large de Victoria, un incendie s'est déclaré dans un conteneur transportant un produit chimique dangereux, qui s'est ensuite propagé à d'autres conteneurs.

Le rapport du BST indique que le gouvernement fédéral a l'intention de créer un système unique pour répondre à tous les incidents de pollution marine et que Transports Canada élabore des règlements pour renforcer les exigences de préparation de l'industrie, mais cela pourrait prendre encore quatre ans.

«Dans l’intervalle, le Bureau se préoccupe du fait qu’il y a des lacunes dans l’état de préparation du Canada relativement aux urgences maritimes qui dépassent la capacité d’intervention de l’équipage d’un navire, ce qui présente un risque pour les navires, pour l’environnement, ainsi que pour la santé et la sécurité du grand public», note le BST dans son rapport.

La Presse Canadienne

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