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Pédaler pour l'estime de soi

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2 juin 2013
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Par Claudy Laplante-St-Jean

Casque enfoncé sur la tête, vêtements sportifs enfilés, vélo de route bien huilé; William* ainsi que sa centaine d'équipiers étaient prêts à affronter les dizaines de kilomètres qui les séparaient de leur but, le 1er juin, dans le cadre de la Route sans fin. Un défi physique, mais aussi mental pour les jeunes qui fréquentent les Centres jeunesse de la Montérégie.

Si le départ du jour J était prévu à 8 h 30, samedi, à Chambly, les cyclistes préparaient cet événement depuis déjà six semaines en s'entraînant ardemment autant sur le vélo qu'en gymnase.

« Au début, je me suis dit que c'était une excellente activité. J'ai vu que c'était finalement une très grosse activité ! », se réjouit le jeune homme de 16 ans qui s'est inscrit à la Route sans fin pour perdre du poids.

Sur la ligne de départ, en plus de ses 10 livres en moins, William a aussi avoué avoir développé une passion pour le cyclisme qui lui permet de brûler de la mauvaise énergie. 

« C'est un moyen de digérer mes émotions. Quand je suis en colère, j'embarque sur un vélo et je me défoule », confie le grand gaillard.

De son côté, Viviane St-Jean, chef de service au Centre Jeunesse de la Montérégie et coordonnatrice de la Route sans fin, explique que le but de l'opération est de valoriser ses participants. « C'est un beau défi au niveau de l'estime de soi. Plusieurs d'entre eux ont vécu plusieurs échecs, qui ont affecté leur estime d'eux-mêmes. Ça montre que dans la vie, quand on est persévérant et quand on veut, on peut ! C'est vraiment un dépassement », indique-t-elle en précisant que 2013 est la neuvième édition de l'événement.

Dans l'élite

Sur 11 inscriptions, seulement six ont été retenues dans le groupe élite au Centre jeunesse de Chambly. En plus d'être présent aux entraînements, il fallait aussi avoir une bonne attitude et respecter les consignes pour faire partie de cette équipe de haute performance.

« William est très impliqué. Quand il s'embarque dans une chose, il la finit. C'est un garçon vraiment persévérant », confie Alain Lessard, éducateur aux activités et responsable du projet au Centre jeunesse de Chambly.

Les jeunes de l'élite ont à parcourir la distance entre Chambly et Saint-Hyacinthe, aller et retour, ce qui frôle la centaine de kilomètres tandis que les réguliers doivent s'y rendre en vélo et revenir en autobus. En tout, au Centre jeunesse de Chambly, 43 inscriptions ont été faites.

« Je trouve ça vraiment le fun. C'est le fun de voir comment s'est organisé, avec l'escorte policière qui nous suit et tout », ajoute William.

Et comment se sentira-t-il à la fin de son long périple ?

« Je vais avoir le goût de me coucher ! Si je n'ai aucun échec, ça va être un gros succès pour moi. Un gros succès pour mon estime personnelle », lance le principal intéressé avant de partir à l'aventure sur deux roues.

*William est un nom fictif.

Qu'est-ce que la Route sans fin ?

La Route sans fin, c'est 900 kilomètres de route effectués par plus de 1 000 jeunes des Centres jeunesse à travers le Québec, du 24 mai au 1er juin dernier.

Tout au long du parcours, qui se terminait à Chambly, des membres du personnel des Centres (éducateurs, intervenants sociaux, cadres) se joignaient aux jeunes qui pédalent. Des spectacles et des soupers-bénéfices étaient aussi de la partie.

Le dépassement de soi, la mise en forme, la valorisation dans l’atteinte d’objectif physique, la notion d’effort pour arriver au but, l’espoir en demain et l’expérience d’une aventure d’équipe d’envergure provinciale sont au nombre des retombées positives d’un tel défi, selon les organisateurs.

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