Impasse dans les négociations pour un syndicat d'élagueurs de réseau
MONTRÉAL — Les négociations entre un syndicat qui représente 650 élagueurs de réseau, travaillant pour différentes entreprises privées au Québec, sont dans une impasse, alors que quatre de ces entreprises sont touchées par une grève ou un lock-out.
Ces quatre entreprises privées agissent comme sous-traitant pour Hydro-Québec, en entretenant la végétation autour des structures. Elles ne sont toutefois pas les seules à offrir ces services en sous-traitance.
La Fraternité provinciale des ouvriers en électricité, une section locale de la FTQ-Construction, représente notamment ces élagueurs de réseau.
Les augmentations de salaire et une prime sont au coeur du litige. La Fraternité rapporte que le salaire d'entrée pour un apprenti est de 24 $ l'heure, alors qu'il s'agit d'un métier très dangereux, puisque les élagueurs de réseau travaillent en hauteur et à proximité du réseau électrique.
À la mi-septembre, les employeurs ont demandé à la Fraternité de soumettre leur offre à ses membres. Et ceux-ci l'ont rejetée dans des proportions de 80 ou 90 %, selon l'employeur, a rapporté en entrevue, mardi, le directeur général de la Fraternité, Joël Bourque.
Contactés, deux des employeurs touchés par un conflit de travail n'avaient pas rappelé, au moment d'écrire ces lignes.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne

