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Assez les reculs

Les syndiqués déclenchent la grève chez Galvano à Beloeil

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21 juillet 2019
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Par Salle des nouvelles

Après des années de compromis pour remettre l’opération sur pied, les syndiqués de l’usine de Galvano ont déclenché une grève pour exiger leur juste part du succès de l’entreprise.

Réunis en assemblée le 9 juillet dernier, les 35 syndiqués, membres de la section locale 9414 du  Syndicat des Métallos, ont voté à une majorité de 97 % de refuser les offres patronales et de déclencher la grève.

« Depuis l’achat de l’usine par le groupe Heico, ça fait une quinzaine d’années de concessions pour les travailleurs : au régime de retraite, dans la couverture d’assurance, le coût de la vie, des gels de salaires, et plus encore. Et là, on dit, c’est assez les reculs », fait valoir François Noiseux, le président de l’unité syndical représentant les travailleurs de Galvano.

« C’est une question de respect et d’équité, à la base. Les travailleurs ont mis l’épaule à la roue pour relancer l’entreprise après la faillite de 2004 et 15 ans plus tard, c’est une entreprise qui va bien, mais c’est encore des concessions demandées par cet employeur. Les travailleurs en ont assez d’avoir toujours à faire des pas à reculons », affirme François Noiseux.

« Nous avons dit, en début des négociations, que c’est le temps d’un retour d’ascenseur pour avoir des gains. Les conditions monétaires qu’offre l’employeur ne sont pas selon les attentes des travailleurs, et ne suivent même pas la moyenne de ce qui se donne au Québec », lance le représentant syndical des Métallos, Guy Gaudette.

Les concessions demandées par l'employeur comprennent l’intégration d’un nouvel horaire de travail.

« Ils veulent faire fonctionner cette usine 24 heures sur 24, avec des quarts de travail de 12 heures imposés sur les travailleurs, et les membres en veulent pas de cet horaire-là. C’est l’un des litiges majeurs dans ce conflit », fait valoir Guy Gaudette.

Le syndicat a proposé cette semaine un retour à la table de négociations, ce qui a été rejeté par l’employeur.

« On a fait une approche mercredi dernier pour voir si on pouvait relancer les discussions pour essayer de dénouer l’impasse, et l’employeur a refusé notre offre », explique Guy Gaudette.

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