Publicité

13 février 2021 - 12:00

Première exposition de 2021

André Michel et ses oeuvres en vedette à La Maison Amérindienne

Marie-Claude Pilon

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

André Michel sort de sa réserve...Tel pourrait être le titre de la première exposition de 2021 que présente le musée La Maison amérindienne de Mont-Saint-HIlaire, qui fête son 20e anniversaire, après plusieurs mois de confinement.

En effet, à la demande du conseil d’administration, le peintre ethnographe, André Michel, fondateur de l’institution, qui depuis 50 ans cette année travaille à mieux faire connaitre les Autochtones, est allé fouiller dans sa « réserve » d’œuvres d’art personnelle.

Une sorte de chambre forte dans l’ancien manège militaire qui abrite son atelier, pour trouver des dessins croqués sur le vif de l’époque où il partageait la vie des Innus en forêt. Ce qu’il a fait durant 15 ans, plusieurs mois par année, sur les 18 ans qu’il a vécu à Sept-Îles. Eux chassaient et pêchaient, lui les dessinait.

André Michel a fait au cours de ces années plusieurs centaines de dessins, au crayon, à l’encre de chine ou à la sanguine. Beaucoup ont été acquis lors de ses expositions à travers le monde, par des collectionneurs ou des musées comme témoignage d’un mode de vie traditionnel qui est en train de s’estomper. Dans ceux qu’il possède encore, la directrice conservatrice de La Maison amérindienne,

Chantal Millette, a sélectionné une quarantaine de scènes de cueillette, de préparation du gibier, du poisson mais aussi de cuisine en forêt. Plusieurs objets de cuisine, sous vitrines, complètent l’exposition intitulée : MAKUSHAN - Le Festin.

Pour la majorité des Premières Nations du Nord-Est, le mot Makushan veut dire « la fête, le festin ». En langue Innue (montagnaise), c’est aussi le nom d’une danse. Au XVIII e siècle, nous rapportent les Jésuites, les chasseurs de gros gibiers pouvaient inviter leurs amis à un festin plantureux en leur disant : « Agumakushan », « c’est un festin à tout manger ! »  Et les invités qui acceptaient l’invitation devaient manger tout ce que leur servait leur hôte, même si cela prenait 24 heures pour tout avaler ! En temps de pandémie ou beaucoup d’entre nous, dû au confinement, se sont mis à faire du pain, et à cuisiner plus que d’habitude. Cette exposition tombe à point. D’ailleurs, dans le strict respect des règles sanitaires, La Maison amérindienne vous invite par cette même occasion à visiter sa boutique réaménager pour vous procurer des tisanes autochtones, des terrines de gibier et sa célèbre tarte au sucre que vous pouvez emporter.

L’exposition temporaire « Makushan – le festin » est présentée à La Maison amérindienne jusqu’au 2 mai. 

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Chambly Express se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Chambly Express collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.