Un geste inacceptable

Par Claudy Laplante-St-Jean
Alors qu’elle a plutôt préféré savourer sa victoire auprès de ses militants à Saint-Jean-sur-Richelieu et non à Montréal au Métropolis, la députée péquiste Marie Bouillé est restée surprise de l’attentat envers sa chef et première ministre du Québec, Pauline Marois. Un geste que la représentante d’Iberville qualifie d’inacceptable et à l’encontre de la démocratie.
« C’était très silencieux. On voulait entendre son discours. Quand ses gardes du corps l’ont sorti. Je suis restée surprise. Je me suis doutée très rapidement qu’il été arrivé quelque chose de grave », a expliqué la députée rejointe au téléphone au lendemain des événements.
Celle-ci a ajouté que comme beaucoup de Québécois, elle n’aurait jamais pensé qu’un tel geste pourrait être posé ici. Elle déplore aussi que les élections aient été assombries par cet événement.
« Pour moi, un bel exemple de démocratie, c’est de voter. Ce qui s’est passé ce soir, ça me choque. On doit dénoncer ça. On ne peut pas accepter un geste comme ça. C’est un geste qui démontre à quel point un individu peut prendre les armes pour aller à l’encontre de la démocratie. C’est inquiétant. Ça montre à quel point la démocratie est fragile », a affirmé
Mme Bouillé a tenu à saluer le calme et les actions de Mme Marois. « Quand elle est revenue sur scène, elle savait que c’était grave et elle a été très rassurante et calme. C’est la Pauline que je connais », a-t-elle confié.
Elle a aussi adressé ses sympathies à la famille de la victime.
Décliner l’invitation
Comme tous les députés élus, Marie Bouillé était invitée à se joindre à la fête en compagnie de sa chef au Métropolis de Montréal, mardi soir. Celle-ci affirme avoir eu la tentation d’y aller, mais a toutefois préféré rester avec ses militants dans son local.
« Je serais arrivée à peu près au même moment que l’attentat. On avait aussi la consigne d’entrer par la même porte par laquelle le suspect a tenté de pénétrer dans le bâtiment », a confié Mme Bouillé qui croit que les gens d’Iberville lui ont porté chance.
Les faits jusqu’à maintenant
Rappelons qu’aux alentours de minuit alors que la nouvelle première ministre du Québec, Pauline Marois, prononçait son discours de victoire, un homme vêtu d’un peignoir bleu et d’une cagoule s’est approché de l’entrée des artistes. Richard Henry Bain, propriétaire d’une pourvoirie à La Conception, serait le principal suspect. Il aurait tiré sur deux hommes avec un fusil d’assaut automatique de type Kalachnikov AK-47, dont un a succombé à ses blessures.
Le suspect aurait allumé un incendie devant la porte de l’entrée des artistes. Il aurait aussi crié « Les Anglais se réveillent » et « Its gonna be fucking payback ».
Les cris de joie et les applaudissements à l’intérieur auraient masqué le son des détonations.
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