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COVID-19

Le retour de proches aidants en CHSLD soumis à des règles strictes

Les règles établies aujourd'hui s’adressent uniquement aux 10% de patients et leurs proches aidants connus par la CHSLD. « Je comprends que c'est triste et difficile pour les autres, les familles des résidents, mais on ne peut pas ouvrir la porte », a fermement déclaré le directeur de la santé publique québécoise. 
Photo: Inès LombardoLes règles établies aujourd'hui s’adressent uniquement aux 10% de patients et leurs proches aidants connus par la CHSLD. « Je comprends que c'est triste et difficile pour les autres, les familles des résidents, mais on ne peut pas ouvrir la porte », a fermement déclaré le directeur de la santé publique québécoise. 
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Dans la lignée de l'appel à l'aide à tous les soignants qui le peuvent dans les CHSLD et résidences pour aînés, François Legault a présenté aujourd'hui la possibilité d'un retour de certains proches aidants, dès ce jeudi 16 avril. Horacio Arruda a précisé les conditions et les consignes à suivre, tant pour ces proches aidants que pour les familles des résidents.

En évoquant la « balance des inconvénients », François Legault a expliqué que, compte tenu manque de personnel, « cela vaut la peine de demander à ces proches aidants. Mais je veux être clair si vous n'en êtes pas un identifiés par l'établissement, les interdictions des visites demeurent. Je ne voudrais pas que cela soit une occasion pour demander aux responsables des CHSLD de venir voir leurs proches ».

Si dès jeudi, ces proches aidants peuvent retourner soigner la personne à laquelle ils procuraient des soins hors crise, ils seront soumis à deux conditions majeures: être connu de l'établissement comme proche aidant et présenter un test négatif à la COVID-19.

Comme tous les soignants déjà sur le front, ils devront porter un équipement médical adéquat et ne pourront pas s'approcher ni des autres résidents ni du personnel. Par ailleurs, un consentement éclairé devra être signé de leur part.

« Si c’est la cohue, on va reculer et nous serons tous perdants »

De son côté, le Dr Arruda s'est montré rassurant : malgré la situation tendue dans les établissements pour aînés, « la courbe a été aplatie grâce au respect des consignes », a-t-il annoncé. Avant de s'empresser de rappeler : « Dans la santé publique, pour brimer le droits d'une personne, il faut avoir bonnes raisons. Comme mesures, on a interdit les visites dans les CHSLD et les résidences pour personnes âgées et ça a marché. La situation aurait été pire si nous ne l'avions pas fait », a-t-il justifié, comme pour rappeler que même avec l'aplanissement de la courbe, les efforts doivent être poursuivis.

Les règles établies aujourd'hui s’adressent uniquement aux 10% de patients et leurs proches aidants connus par la CHSLD. « Je comprends que c'est triste et difficile pour les autres, les familles des résidents, mais on ne peut pas ouvrir la porte », a fermement déclaré le directeur de la santé publique québécoise. 

« Si vous n'êtes pas de ces proches aidants, je vous demande de ne pas mettre de pression sur les établissements, a-t-il poursuivi. On doit y aller par étape. Si c’est la cohue, on va reculer et nous serons tous perdants. Je vous supplie de respecter consignes. Plus on le fera, plus on va s'en sortir rapidement », a-t-il conclu. 

Questionné sur les personnes asymptomatiques qui pourraient aider dans les CHSLD, Horacio Arruda a assuré que toutes les précautions seront prises, tant au niveau des tests que des protections.

 

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