Le Bloc Québécois demande que l’accès à Internet devienne un service essentiel
« Nous sommes confrontés au fait que les services offerts ne sont pas adéquats. La pandémie actuelle nous a mis devant le fait accompli », selon le député Yves-François Blanchet.
Dans le contexte de la crise de la COVID-19, le Bloc Québécois interpelle encore une fois le gouvernement fédéral afin qu’il agisse pour augmenter l’accessibilité à Internet pour tous.
« Nous sommes confrontés au fait que les services offerts ne sont pas adéquats. La pandémie actuelle nous a mis devant le fait accompli. Nous sommes confinés à la maison, le télétravail est devenu la norme depuis quelques semaines et on constate qu’en matière d’accès à Internet, nous n’étions pas bien préparés à cette situation », souligne le député de Beloeil-Chambly et chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet.
Le parti a fait parvenir une correspondance au ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie il y a deux semaines pour le sensibiliser à la situation, mais cette demande est restée lettre morte.
La formation politique demande donc au gouvernement d’agir rapidement :
• En obligeant les fournisseurs à plafonner le coût des services Internet et des forfaits cellulaires et à éliminer les limites de données mensuelles de ces forfaits;
• En reconnaissant l’accès à Internet haute vitesse comme étant, en 2020, un service essentiel;
• En s’engageant à accélérer le déploiement de la fibre optique, ou toute autre technologie appropriée, permettant l’accès à Internet haute vitesse dans les régions moins bien desservies, et ce, dès que la situation le permettra.
« Les entreprises doivent accepter la responsabilité d'un service essentiel »
« Le dossier de la tour que Telus souhaite construire à Otterburn Park est symptomatique du malaise, a ajouté le député de Beloeil-Chambly. Comment légitimer des projets de modernisation pour desservir encore et encore les mêmes clientèles payantes alors que des milliers de Québécois n’ont simplement pas accès à Internet – et encore moins haute-vitesse – dans les régions du Québec. Si les entreprises veulent les avantages d’offrir un service essentiel, elles doivent accepter la responsabilité d’un service essentiel. »
Pour le député Blanchet, il faut que ces solutions soient mises en place dès que possible : « Il ne se passe pas une semaine sans que des citoyens de Beloeil-Chambly nous interpellent à ce sujet. On a plein d’exemples de personnes qui doivent débourser des sommes faramineuses chaque mois pour avoir accès à un service, souvent inadéquat, qui leur permet de travailler de la maison, c’est aberrant. Et c’est sans compter les centaines de dollars en frais de dépassement de données qui s’ajoutent pour plusieurs d’entre eux! »
Enfin, les élus indépendantistes réitèrent qu’Ottawa devrait transférer une fois pour toutes à Québec sa part de l’argent destiné au déploiement d’Internet, car « le Québec est beaucoup mieux placé pour développer le réseau selon les réelles priorités de ses régions ».
Rappelons que l’échéancier de Québec est de 3 à 5 ans plus rapide que celui du gouvernement fédéral.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Deuxième débat des chefs: Fréchette à l’offensive contre Paul St-Pierre Plamondon
La cheffe caquiste, Christine Fréchette, était, encore une fois, à l’offensive lors du deuxième débat de la campagne électorale. Elle s’est attaquée à son rival péquiste, Paul Saint-Pierre Plamondon, même lorsqu’elle était en duel avec un autre chef. Après le «Face à face» de TVA diffusé mercredi, les cinq chefs ont croisé le ...
LIRE LA SUITE
Ottawa refuse de préciser si des personnes ont abusé du parrainage de réfugiés
Le service de l'immigration refuse de préciser si des demandeurs ont effectivement abusé d'une politique de parrainage de réfugiés résidents permanents que le gouvernement a laissé expirer la semaine dernière, invoquant des «préoccupations potentielles en matière d'intégrité». Cette politique prévoyait des dérogations permettant à ...
LIRE LA SUITE
Engouement pour l’investissement: les grands projets se heurtent à des obstacles
Le premier sommet canadien de l’investissement a suscité un vif intérêt, montrant que le pays est ouvert aux affaires, mais, selon des experts, le véritable défi consistera à déterminer si cette dynamique pourra se traduire par des projets d’envergure capables de surmonter les pénuries de main-d’œuvre, les préoccupations locales, les ...
LIRE LA SUITE