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COVID-19

Le contrôle de la pandémie va mieux chez nous qu’ailleurs, dit François Legault

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3 novembre 2020
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Sylvio Morin
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Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles

Même si tout n'est pas égal entre les régions, le contrôle de la pandémie de COVID-19 « va mieux chez nous qu’ailleurs, mais on doit rester prudents », a déclaré le premier ministre du Québec, François Legault en point de presse aujourd'hui.

Loin de pavoiser, il a indiqué que le portrait statistique était mieux ici en comparaison avec l'Europe, les États-Unis et ailleurs dans le monde.

Ainsi, depuis le 1er septembre, date fixée par le gouvernement comme début officiel de la deuxième vague,  le Québec présente un taux de 61 décès cumulatifs, attribuables au coronavirus, par million d'habitants. Celui-ci est de 77 au Royaume-Uni, 98 en France, 145 aux États-Unis, 153 en Espagne et 165 en Belgique. Dans les pays comparables, seule l'Allemagne obtient de meilleurs résultats que le Québec, de signifier M. Legault.

Si la propagation de la maladie s'est « beaucoup améliorée » dans la région administrative de la Capitale-Nationale, et « stabilisée » à Montréal, elle s'est par contre « détériorée » au Saguenay-Lac-Saint-Jean (« autour d'Alma et Jonquière ») et dans Lanaudière (« dans le Nord autour de Joliette »). Il a d'ailleurs invité la population de ces deux entités administratives de porter une « attention spéciale » pour réduire leurs contacts et leurs déplacements.

Même si « tous les scénarios » sont envisagés, le retour des zones rouges vers le palier orange ne semble pas être considéré à court et moyen terme. Seules les Îles-de-la-Madeleine vont aujourd'hui être rétrogradées de l'orange vers le jaune.

Pour la réouverture de salle à manger des restaurants en zone rouge, « c'est en discussion mais nous devons maintenir une cohérence et un équilibre dans l'imposition de nos mesures », a dit en substance le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda.

Politique internationale
Une large partie du point de presse d'aujourd'hui a porté sur les questions de politique internationale.

Questionné à savoir qui de Trump ou de Biden allait remporter la présidence américaine d'aujourd'hui, François Legault a carrément refusé de se compromettre ou de se prononcer en la matière.

Par contre, il ne s'est pas gêné pour dénoncer le « Buy American Act » qui exige un contenu américain de 70% pour les produits qui entrent de l'étranger dans ce pays, un protectionnisme qu'il considère comme exagéré.

François Legault s'en est à nouveau pris ouvertement au premier ministre Justin Trudeau et ses  propos «inacceptables» sur la liberté d’expression, alors que le premier ministre québécois a reçu ce matin un appel le président français Emmanuel Macron qui l'a remercié de son appui.

Rappelons que le Premier ministre canadien a exprimé des réserves sur la republication en France des caricatures de Mahomet. Une position qui a suscité les critiques d’une partie de la presse locale, qui juge qu’il se désolidarise ainsi de la France.

« Nous allons toujours défendre la liberté d’expression. Mais la liberté d’expression n’est pas sans limites. Nous nous devons d’être conscients de l’impact de nos mots, de nos gestes sur d’autres, particulièrement ces communautés et ces populations qui vivent encore énormément de discriminations », avait déclaré Justin Trudeau.

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