Électrifier et rendre le transport collectif plus attrayant
L’Association du transport urbain du Québec rencontre les parlementaires à l’Assemblée nationale
L’Association du transport urbain du Québec (ATUQ) qualifie de très productives, franches et ouvertes les rencontres de travail sur le transport collectif et ses défis, dont celui de l’électrification des réseaux d’autobus urbain, dans le cadre de la journée avec les parlementaires tenue le 10 mai à l’Assemblée nationale.
Plusieurs thèmes ont été abordés afin de bien définir les avantages et les objectifs des investissements requis en transport collectif, ainsi que les besoins pour permettre d’atteindre les cibles gouvernementales en matière de mobilité durable et d’offrir aux usagers des offres de transport attrayantes.
Les sociétés de transport en commun du Québec ont aussi saisi l’occasion d’exposer certains enjeux et soumettre des pistes de solutions aux parlementaires québécois. Elles se sont aussi mises en mode d’écoute active afin d’entendre les parlementaires sur leur vision et leurs suggestions. L’ajout du transport à la demande ou des vélos à assistance électrique à l’offre de mobilité intégrée des sociétés sont à considérer pour adapter le service aux besoins nouveaux de la clientèle. La mobilité intégrée et simplifiée a été souvent mentionnée par les participants à la journée.
« Pour que la communauté bénéficie des avantages du transport collectif, il faut favoriser le transfert modal, de l’auto vers l’autobus, le métro, les trains et les autres moyens de transport actif comme le vélo. Le service des sociétés de transport doit constamment être rendu plus accessible et plus attrayant et intégrer tous les moyens de transport en une seule grande offre, ça devient ainsi très attrayant pour les citoyens. C’est un grand défi pour nous, alors que l’achalandage n’est pas entièrement revenu au niveau prépandémique, particulièrement dans certaines régions pour lesquelles le retour prendra plus de temps. »
- Marc Denault, président de l’ATUQ
Table de travail sur le cadre financier 2023-2028
Les membres de l’ATUQ ont aussi accueilli favorablement l’invitation du ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, à travailler avec le gouvernement et les municipalités à la table de travail sur le cadre financier 2023-2028.
« M. Bonnardel comprend l’urgence du dossier alors que les sociétés doivent commencer maintenant à travailler sur leur budget 2023. Depuis plusieurs années, les sociétés de transport font aussi face à des problèmes de déficits de financement, tant pour l’exploitation que pour le maintien des actifs malgré l’effort soutenu du gouvernement. Nous sommes heureux de pouvoir travailler sur un horizon financier d’au moins cinq ans pour nous permettre de relancer les services réguliers et adaptés de transport en commun », a soutenu le directeur général de l’ATUQ, Marc-André Varin.
Électrification des réseaux d’autobus
Les représentants des ministères rencontrés ont bien saisi la complexité du grand projet d’électrification des réseaux d’autobus qui va bien au-delà du remplacement des véhicules. L’électrification des réseaux d’autobus est toutefois bien engagée chez les membres de l’ATUQ. Une vidéo explicative produite par l’ATUQ est disponible au www.atuq.com.
« Il s’agit d’une transition à réaliser de façon ordonnée et avec l’implication entière des sociétés de transport. La volonté gouvernementale d’électrifier rapidement les réseaux est très louable et à la fois audacieuse. La cible de 2025 ne doit pas être devancée, car les garages nécessitent des modifications majeures ou carrément de la construction neuve. D’ici là, on doit poursuivre avec l’exploitation et l’acquisition d’autobus hybrides comme prévu pour maintenir le niveau de service actuel et le bonifier là où c’est nécessaire », a poursuivi Marc-André Varin.
L’ATUQ et ses membres remercient les parlementaires, les représentants ministériels et les ministres rencontrées, dont François Bonnardel, ministre des Transports, Éric Girard, ministre des Finances, Chantal Rouleau, ministre déléguée aux Transports, Benoit Charrette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones, qui démontrent tous un fort soutien au transport collectif comme solution incontournable à la réduction des émissions de GES et au développement durable.
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