L'accord entrera en vigueur le mois prochain
Les provinces et le fédéral s'entendent pour éliminer des barrières commerciales
Samuel Poulin, ministre délégué à l'Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises
Un accord commercial a été signé entre toutes les provinces, tous les territoires et le gouvernement fédéral afin de réduire les barrières commerciales et permettre aux entreprises de vendre leurs produits partout au Canada.
Ravi Kahlon, ministre de l'Emploi et de la Croissance économique de la Colombie-Britannique, a annoncé cet accord à Victoria, bien qu'il ait été signé par les ministres du Commerce du pays lors d'une réunion à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, mercredi.
Le gouvernement de la Colombie-Britannique a proposé et présidé l'initiative nationale pour l'Accord canadien de reconnaissance mutuelle. M. Kahlon affirme qu'il s'agit de la plus importante réduction des formalités administratives de l'histoire du Canada.
L'accord entrera en vigueur le mois prochain et s'appliquera à des milliers de produits, à l'exception des aliments, des boissons, du tabac, des plantes et des animaux.
M. Kahlon affirme que l'inflation mondiale, l'instabilité et le chaos engendrés par l'administration Trump ont incité les Canadiens à s'attaquer de toute urgence aux barrières commerciales interprovinciales.
Un communiqué sur l'accord indique qu'il repose sur un principe simple: si un produit peut être vendu légalement dans une province ou un territoire, il peut être vendu ailleurs au pays sans règles ni autorisations supplémentaires.
«Cela évite aux entreprises d'avoir à se conformer à des milliers d'exigences dans quatorze juridictions», souligne le communiqué.
La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante se réjouit de la signature de cet accord, qu'elle qualifie de réalisation historique qui permettra de commencer à éliminer les coûteuses barrières commerciales internes.
«La prochaine étape devrait inclure l'extension de l'accord de reconnaissance mutuelle aux services, aux produits alimentaires et à l'alcool, qui sont encore confrontés à d'importantes barrières commerciales internes», affirme-t-elle dans un communiqué de presse.
«En signant cet accord, le Québec démontre encore qu'il est un leader pour enlever les obstacles du chemin de nos PME. Notre gouvernement s'est engagé à collaborer avec les autres provinces et territoires canadiens pour réduire notre dépendance envers les États-Unis et bâtir une économie résiliente, qui favorisera la croissance de nos entreprises. Et on respecte cet engagement», s’est félicité Samuel Poulin, ministre délégué à l'Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises, dans un communiqué de presse.
«Au Québec, on s'est dotés d'une vision économique pour faire grandir nos PME et renforcer le pouvoir québécois, notamment sur le marché canadien. La signature de cet accord rejoint de près cette vision. Elle nous permettra d'offrir de nouvelles occasions d'affaires à nos entreprises, tout en réaffirmant la volonté du Québec d'être un partenaire favorable au commerce interprovincial», a indiqué Geneviève Hébert, l’adjointe parlementaire du ministre Poulin.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Jour 35: la monarchie et les enjeux autochtones s'invitent dans la campagne
L'abolition du poste de lieutenant-gouverneur et les relations avec les nations autochtones ont occupé l'avant-scène de la 35e journée de la campagne électorale québécoise. À l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, différents partis ont pris mercredi des engagements en faveur des relations avec les ...
LIRE LA SUITE
Alerte: les interdictions d'importation canadienne de Trump entrent en vigueur
Le président américain Donald Trump a intensifié sa guerre commerciale avec le Canada en imposant des interdictions pures et dures sur les importations de certains produits canadiens. Ces interdictions, annoncées précédemment, concernent notamment certaines boissons alcoolisées, des produits laitiers dérivés et des motocyclettes, entre ...
LIRE LA SUITE
Jour 32: Fréchette «disqualifiée» dans le dossier de l'ingérence, selon ses rivaux
Au 32e jour de la campagne et à l'amorce du vote par anticipation, la question de la possibilité d'une ingérence américaine a poussé la cheffe caquiste, Christine Fréchette, dans ses derniers retranchements. D'abord ébruitées par la propre équipe de la cheffe caquiste, les allégations d'une possibilité d'ingérence américaine pour ...
LIRE LA SUITE