Une idée pas si bêêêêêête!
Tel que rapporté dans l'édition du 24 juillet d'un quotidien montréalais, Société-Orignal se veut un collectif idéaliste réunissant des agriculteurs, des restaurateurs ainsi que d'autres intervenants du monde gastronomique. Leur point en commun? Lier « innovation » et « agriculture », un domaine qu'ils considèrent comme stagnant. Comment? En réunissant des créateurs qui osent et se distinguent en proposant des produits du terroir qui sortent des sentiers battus. Parmi ceux-ci, Bernard Petit, éleveur de chèvres à Sainte-Angèle-de-Monnoir et catalyseur, bien malgré lui, du projet.
En effet, c'est lors d'une visite sur sa ferme que Cyril Gonzales et Alex Cruz, deux professionnels de la restauration, ont vraisemblablement jeté les bases de Société-Orignal, il y a deux ans. « Ils envisageaient les personnes avant leurs produits, c'est ce qui m'a attiré », explique le Belge d'origine avant d'en rajouter sur l'envers de la médaille de sa profession. « Les restaurateurs sont souvent gentils avec nous, mais on arrive jamais au bon moment pour leur offrir nos produits », tranche-t-il. « Ou encore, ils en achètent du fromage une fois pour ensuite le remplacer la semaine suivante par un produit de la Nouvelle-Zélande. Certains restaurants privilégient le porc américain alors qu'on en produit ici même au Québec! », déplore-t-il par la suite. Et c'est là que Crux et Gonzales interviennent.
Branchés sur le monde de la restauration, le duo s'informe des tendances et souhaits formulés par les chefs et leurs proposent par la suite des produits locaux répondant à leurs besoins. « Des exclusivités! Pas des trucs qu'on retrouve au Wal-Mart! », glisse M. Petit.
Un homme engagé
Après avoir été, tour à tour, commissaire à la Commission scolaire des Hautes-Rivières, président de la défunte association laitière de lait de chèvre et candidat à la mairie en 2009, l'éleveur et président de l'UPA de Rouville a une bonne vue d'ensemble de son village et croit que les élus ont toujours beaucoup de pain sur la planche. « Il y a encore beaucoup de choses à faire », affirme-t-il avant de préciser « qu'avant de critiquer, il faut se mettre les deux pieds dedans! », en faisant référence aux multiples chapeaux qu'il a porté au cours de sa vie.
« Prenez l'Internet Haute-Vitesse par exemple, c'est disponible au Nunavik et dans le centre du village, mais toujours pas dans les rangs et, pourtant, c'est maintenant presqu'aussi important que les cahiers pour les écoliers désormais ». Bien qu'il demeure évasif sur ses projets de se présenter à nouveau comme candidat à la mairie, M. Petit affirme toutefois qu'il demeura toujours aussi engagé. « Tant que je le pourrai, je continuerai. », conclut-il.
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