Mission accomplie pour le capitaine Philippe Chagnon
Revenu d'Afghanistan le 17 juillet dernier, le capitaine Philippe Chagnon a été honoré mardi dernier. C'est dans le cadre de la Journée nationale des gardiens de la paix que le capitaine Chagnon est venu remettre le drapeau de la Ville de Chambly, qui l'a accompagné lors de sa mission en Afghanistan.
Présents pour l'occasion, le maire de Chambly, Denis Lavoie, et plusieurs anciens combattants qui ont tenu à souligner les efforts et les sacrifices que le capitaine Chagnon et les membres des Forces armées canadiennes doivent faire. « Il faut valoriser et reconnaître les sacrifices que ces gens font. En tant que membre d'une famille et comme individu », a déclaré M. Lavoie.
Initié en 2007, le projet Up Drapeau sollicite les Villes à donner un drapeau que le soldat apporte en mission et qu'il fait flotter en Afghanistan. Désirant promouvoir le support de la communauté à l'égard des militaires, le projet apporte un certain soutien lors de leur mission.
Parti durant huit mois en Afghanistan, le capitaine Philippe Chagnon a dû surmonter quelques épreuves, notamment l'évacuation de deux blessés graves. « On a eu deux collègues blessés gravement. On a dû les évacuer en priorité A. On avait exactement 60 minutes pour les transporter dans un hôpital, afin d'éviter leur décès », raconte le capitaine.
Lorsqu'on demande au capitaine Chagnon son souvenir le plus marquant, il évoque celui d'un père lui demandant la permission d'enterrer son fils. « Ç'a été très difficile émotivement, explique-t-il. Le jeune homme avait été abattu, car il était soupçonné de ramasser de l'information pour les Forces armées canadienne. Il a fallu que je deal avec le père dont on venait d'abattre le fils. »
Essentiellement, le travail du capitaine Chagnon résidait dans la guerre de l'information que se livrent les talibans et la communauté internationale. « C'était un travail de propagande, souligne-t-il. Puisque tout est une question de perception, on devait faire circuler l'information avant que les insurgés s'en empare et l'adapte à leur avantage. »
Tentant de renforcer la perception positive de sécurité, le capitaine Chagnon et son équipe avaient pour mission de séparer les insurgés de la population. « On vantait les bons coups du gouvernement et on dénigrait les actions des insurgés, afin de s'assurer que la population ne se tourne pas vers eux », explique le capitaine.
Avocat de formation, le capitaine Chagnon désire retourner travailler dans son domaine. Durant un congé bien mérité, le père de famille entend profiter du moment. « On doit se réadapter un peu, lance-t-il. Pour l'instant, je suis en congé et on s'en va aux glissades d'eau aujourd'hui! »
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