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Perdre la vie en moi

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15 octobre 2011
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Marie-Ève Déry a eu le courage de raconter son histoire dans le cadre la journée de sensibilisation au deuil périnatal, qui a eu lieu le samedi 15 octobre.

Tu portes la vie en toi depuis quelque temps. Tu t'attaches à ce petit être qui se blottit au fond de toi. Tu lui donnes tout l'amour du monde. Depuis des mois, tu prends soin de ton corps afin de l'aider à grandir.  Puis vient la première rencontre, l'échographie: on t'annonce qu'il y en a deux!! Deux fois plus à aimer. Tu n'es que plus fière. Ton bonheur est à son apogée. Tu te crois invincible.

Puis soudain, on te dit qu'elles ne survivront pas.  À 22 semaines de grossesse, ce n'est plus une fausse couche, c'est un accouchement. Tout va tellement vite, tu n'es pas préparée, tu n'avais jamais imaginé une scène comme ça. Puis elles arrivent. Si belles, mais si petites. Elles ne survivront que quelques heures. Tu ne le sais pas encore, mais chaque seconde passée avec elles est un trésor. Chaque action, chaque réaction resteront gravées dans ta mémoire. Elles ont passé très peu de temps dans ta vie, mais y ont laissé une si grande marque.

Puis c'est le deuil. Le deuil périnatal. Un deuil incompréhensible. On n'a pratiquement rien à quoi s'accrocher. Quelques souvenirs, quelques contacts maladroits, une ou deux photos, un bonnet qu'elles ont porté quelques minutes. Et il y a les «j'aurais dû». J'aurais dû la serrer contre moi, j'aurais dû sentir son odeur, il y en a tant de «j'aurais dû».

Le deuil périnatal est tabou. On n'aime pas parler de la mort. C'est encore pire lorsque c'est un petit bébé. On croit que ça va porter malheur. Pour la majorité des gens qui le vivent, c'est vital d'en parler. L'entourage n'est généralement pas très réceptif. Ils ne veulent pas entendre ton histoire. Ils espèrent qu'on oubliera cet événement. Mais on ne veut pas oublier. Alors on se sent très seul. Il faut briser ce silence, briser cette solitude et surtout briser ce tabou.

Le 15 octobre est la journée de sensibilisation au deuil périnatal. Le ruban rose et bleu inspire la commémoration des bébés décédés dans la vie des gens qui les ont aimés. Le bleu est utilisé pour représenter les bébés garçons et le rose pour représenter les bébés filles. Le rose et le bleu sont unis et juxtaposés en forme de boucle afin d'illustrer l'entraide et le rassemblement dans la cause. Pour plus d'informations, visitez le site www.parentsorphelins.org .

Emma et Maya, chaque jour je pense à vous, mes petits anges, vous êtes ma fierté. J'ai vécu les plus beaux moments de ma vie en votre compagnie et pour rien au monde je ne veux vous oublier. Et maintenant, Nelly, notre bébé-espoir s'en vient. Elle saura votre histoire.

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